Analyses et points de vue
Congolais Telema : l’onde de choc patriotique qui réveille la conscience nationale
Il est des émissions qui naissent dans le paysage audiovisuel pour le divertir. Il en est d’autres, plus rares, qui émergent pour le définir, le secouer, voire le refonder. “Congolais Telema”, sur la RTNC, appartient à cette seconde catégorie, plus nécessaire que jamais. Yves Abdallah Makanga et Virginie Lofembe ont transformé un magazine télévisé en une chaire civique pour une nation en quête d’elle-même.
Porté par la verve incisive d’Yves Abdallah Makanga et la grâce engagée de Virginie Lofembe, ce magazine n’est pas simplement un programme en vogue ; c’est un phénomène sociétal, une injection d’adrénaline civique dans les veines de la RD Congo. Dans un écosystème médiatique trop souvent complaisant ou superficiel, Yves Abdallah et Virginie Lofembe ont opéré une révolution silencieuse mais profonde.
Leur credo ? Le patriotisme assumé. Ils ont brisé le moule des talk-shows conventionnels pour forger une arène où les idées s’affrontent, où la patrie se construit dans le débat, et où le citoyen n’est plus un spectateur, mais un acteur. C’est une véritable école de la conscience. Qualifier “Congolais Telema” de simple magazine est une litote. C’est une académie informelle, une agora moderne où s’enseigne et se pratique l’amour de la patrie.
Loin des discours nationalistes creux, l’édition de Virginie Lofembe et Yves Abdallah plante le décor d’un patriotisme concret, ancré dans la réalité. Chaque sujet, qu’il traite de gouvernance, de sécurité, d’économie ou de culture, est passé au crible d’une question fondamentale : “En quoi cela sert-il l’intérêt supérieur de la nation et de son peuple en pleine ?” Cette approche fait de l’émission l’école du patriotisme tant attendue.
Elle n’endort pas les consciences avec des chants lyriques ; elle les réveille par une analyse froide et des questions qui dérangent. Elle est un rempart contre la résignation, un manuel de défense intellectuelle de la patrie. Le génie de l’émission réside dans l’alchimie parfaite de ses présentateurs. Yves Abdallah Makanga est le glaive. Sa parole est précise, tranchante, parfois foudroyante et sa fougue permanente.
Il incarne la rigueur intellectuelle et l’intransigeance face à la médiocrité et à l’anti-patriotisme. Il n’est pas là pour plaire, mais pour faire réfléchir. Son franc-parler, étayé par une maîtrise impeccable des dossiers, en fait une voix qui compte, un intellectuel engagé qui redéfinit le journalisme d’influence en RDC. Virginie Lofembe est le bouclier et la boussole. Son élocution élégante et sa posture sereine apportent l’équilibre et la mesure nécessaires.
Elle est la synthèse après la thèse, l’analyse qui contextualise et humanise les débats les plus enflammés. Ensemble, ils forment un tandem redoutable : l’un ouvre la brèche, l’autre consolide la position. Ils sont le yin et le yang d’un journalisme qui assume pleinement son rôle d’éveilleur des consciences. Ce duo représente sans nul doute une onde de choc démocratique.
Dans une démocratie jeune et tumultueuse comme celle de la RDC, “Congolais Telema” joue un rôle cardinal. L’émission est devenue l’un des piliers de la défense de la démocratie. Elle offre une tribune où les principes démocratiques sont non seulement expliqués mais aussi vivement défendus. Elle tient lieu de contre-pouvoir, d’espace de redevabilité où les responsables politiques savent qu’ils seront interrogés avec la plus grande exigence.
C’est cette dimension percutante qui fait son succès. L’émission ne suit pas l’actualité ; elle la précède, l’éclaire et souvent, l’influence. Elle a le courage d’aborder les sujets que d’autres évitent, donnant une voix à ceux qui n’en ont pas et rappelant sans cesse le pacte sacré qui unit les gouvernants aux gouvernés. Plus qu’une émission, “Congolais Telema” est un devoir de mémoire et d’avenir.
Congolais Telema n’est pas un simple phénomène d’audimat. C’est un acte de foi dans l’avenir de la RDC. En réveillant le sentiment patriotique, en aiguisant l’esprit critique des citoyens et en défendant les valeurs démocratiques, Yves Abdallah Makanga et Virginie Lofembe ne font pas que de la télévision. Ils participent à la reconstruction du tissu social et politique d’une nation meurtrie mais résiliente.
Ils ont compris que la révolution la plus durable ne se fait pas par les armes, mais par les idées. Et chaque semaine, sur le plateau de la RTNC, ils offrent au peuple congolais les armes les plus puissantes qui soient : la connaissance, l’esprit critique et un amour inébranlable pour la patrie. “Congolais Telema” n’est pas juste en vogue ; il est vital. Un jour, l’histoire rendra justice au génie qui a conçu ce magazine.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
