Politique
Congo-Législatives à Pointe-Noire : Brice Dimitri Bayendissa en meeting et carnaval pour boucler sa campagne à Tié Tié 2
Candidat à sa propre succession pour le compte du parti congolais du travail à Tié Tié 2, dans la ville océane, Brice Dimitri Bayendissa a clôturé sa campagne électorale, ce vendredi, par un carnaval ponctué par un meeting de mobilisation des électeurs pour le scrutin du 10 juillet 2022.
Après deux semaines de campagne le candidat de la majorité présidentielle, Brice Dimitri Bayendissa a bouclé sa campagne par une activité qui s’est passée en deux temps l’une après l’autre. Le premier temps a été le carnaval à travers les artères principales, rues et avenues composant la deuxième circonscription électorale, une manière de sensibiliser à travers des messages et supports sonores l’ensemble des habitants de cette circonscription électorale. Le second, c’est le rassemblement populaire pour passer la consigne finale pour un vote utile le dimanche 10 juillet 2022. Un carnaval riche en couleur qui a permis au député sortant, Brice Dimitri Bayendissa, de souder de nouveau le lien entre les populations de Tié Tié 2 et sa vision qui ne faiblie point d’être toujours proche de ses anciens mandants, futurs mandants de demain.
Le second moment a été le meeting de clôture en plein Voungou pour appeler à une mobilisation tout azimut pour une victoire au premier tour le soir du 10 juillet. Les prises de parole qui ont eu lieu au cours de cette rencontre meublées par la liesse populaire pouvaient témoigner de la confiance que ces électeurs entendent renouveler en direction de leur ancien député.
La consigne de vote a été passée pour le vote en vue de donner la majorité à la Majorité présidentielle. La population a répondu positivement pour faire triompher la vision de Brice Dimitri Bayendissa pour Tié Tié 2.
A ce rassemblement populaire, on pouvait observer la présence remarquable de Teddy Christel Sassou NGuesso, membre du Comité Central du Parti Congolais du Travail(PCT), venu soutenir son frère et ami, Brice Dimitri Bayendissa.
Achille Tchikabaka/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira
L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain
Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.
Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.
Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre
Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.
L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.
Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira
La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
