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Congo hold-up : la réplique du collectif des avocats de Joseph Kabila

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Cela s’est passé ce jeudi 23 décembre 2021 à Kempeski Hôtel (Congo Fleuve hôtel), où le Professeur NYABIRUNGU a pris la parole, au nom de ses collègues, pour répliquer sur le dossier  » Congo hold-up » qui incrimine l’ancien président de la République, Joseph Kabila, dans des prétendus détournements des fonds destinés, entre autres, à l’organisation des élections.

Commençant par expliquer le contexte de cette enquête prétendument basée sur 3,5 millions de documents par les lanceurs d’alerte de la société Mediapart, le Collectif des Avocats de Joseph KABILA s’est étonné de la place que cela a occupé dans les médias internationaux.

« Vingt-quatre (24) médias et ONG étrangers coordonnés par le réseau European Investigate Collaborations ont passé près d’un mois pour lancer le discrédit sur un homme seul qui pourtant n’assume plus aucune charge d’Etat. Quel a été le but recherché ? », s’est-il étonné.

Et d’ajouter : « Vérification faite, l’Afrique ne connaît pas un cas similaire ni identique. D’ailleurs, les anciens Chefs d’Etat sont souvent envoyés aux oubliettes. Sauf quand ce Chef de l’Etat s’appelle Joseph KABILA. C’est bien dommage ! ».

Dans son exposé, le professeur Nyabirungu a peint le tableau sur la hantise injustifiée que l’on observe sur la personne de Joseph Kabila. Selon ses dires, les actions menées par ce dernier en faveur du développement de son pays ne semblent pas être à la faveur de l’amour qu’il peut susciter. Il dérange et les patriotes et nationalistes congolais connaissent les raisons.

Ce collectif déclare aussi que Joseph Kabila a restauré l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national et doté le pays d’une armée nationale, réellement réunifiée et républicaine, les FARDC.

CONGOPROFOND.NET met à votre disposition l’intégralité de l’exposé du Professeur NYABIR

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

(DOCUMENT 👇)

POINT DE PRESSE DU COLLECTIF D’AVOCATS
DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE HONORAIRE

I. Contexte

Une enquête prétendument « basée sur 3,5 millions de documents », réalisée par PPLAAF (Plate forme des lanceurs d’alerte en Afrique) ainsi que par la société française Médiapart, et analysée par 24 médias et ONG étrangers, coordonnée par le réseau EIC (European Investigate Collaborations), a abouti à une publication intitulée « Congo Hold Up », dont le contenu, médiatisé à l’extrême, s’attaque avec outrance au Président de la République honoraire, que nous représentons ici.

Cette publication diffusée, par extraits, par les organes de presse étrangère et relayée en République démocratique du Congo et dans le monde, est sans aucun fondement, mais simplement diffamatoire et calomnieuse, car n’étant soutenue par aucune preuve fiable et crédible présentée par ses auteurs.

Sur le plan légal, ces affirmations portent atteinte à l’honneur et à la réputation de notre client. Bien plus, cette publication diffamatoire curieusement diffusée pendant plusieurs semaines avec une hargne rare, suscite des questions quant à l’intérêt et à l’intégrité des médias et autres organes en question pourtant qui devraient plutôt faire montre d’impartialité à tous égards. Car, on ne peut perdre de vue que la cible qu’ils se sont choisie est une personnalité de premier plan pour notre pays et pour l’Afrique.

Comment expliquer cet acharnement intensif et répétitif d’autant de médias occidentaux sur un seul homme, qui n’a causé aucun tort, à aucun de leurs pays, et ce sans présenter une seule preuve, une seule transaction en son nom ou à son profit, sans indiquer un seul compte en banque en son nom, si ce n’est que pour nuire aux intérêts de notre pays et à l’image d’un homme qui s’est battu pour défendre la souveraineté de son pays.

Comment expliquer la position de RFI qui, pendant trois semaines et de manière ininterrompue, a fait du rapport Congo hold up la Une de tous ses journaux matin, midi et soir.

On peut s’interroger sur les méthodes d’accès aux 3,5 millions des pièces évoquées comportant des données confidentielles d’une Banque Centrale et d’une banque privée par des ONG et médias si ce n’est par des moyens peu recommandables.

Le seul constat qui se dégage de tous les extraits publiés jusqu’à ce jour, est que nous sommes en face d’un meli melo, d’un amalgame, de contre-vérités, relevant de grands complots d’intoxication et de diabolisation, dans le but de nuire à la personne du Président de la République honoraire et d’intensifier ainsi des crises politiques en République Démocratique du Congo aux fins de maintenir le contrôle sur sol et du sous-sol. Pour preuve, les auteurs dudit rapport publié par extraits n’ont relevé aucun élément et aucun acte précis et probants le concernant.

En effet, une lecture de ce rapport fait état de plusieurs insinuations et affirmations gratuites indignes des ONG et des organes de presse de ce rang. Nous pouvons vous citer, à titre d’exemples, les affirmations suivantes:

la Cité du Fleuve, contrairement à ce qu’affirment les médias concernés dans leur rapport, n’a jamais appartenu et n’appartient pas au Président de la République honoraire. Nous invitons les sceptiques à aller vérifier d’eux-mêmes. Par ailleurs, son propriétaire est notoirement connu ;

le prétendu détournement des indemnités destinées aux 925 casques bleus de la MINUSCA (Mission des Nations Unies pour le maintien de la paix en RCA), alors que les documents cités par les mêmes médias signalent que les versements effectués auprès de la mission permanente de la RDC à l’ONU ont été virés par la même mission à la Banque Centrale du Congo, et non sur un compte bancaire quelconque qui aurait appartenu au Président de la République honoraire;

le rapport des médias et ONG concernés sur la gestion de l’Assemblée Nationale au cours de la période de 2012 à 2017, est un tissu de mensonges, qui a été dénoncé par les gestionnaires de l’époque, dans une correspondance du 01 novembre 2021 adressée à ce même consortium dans laquelle elle affirmait ne pas être au courant de « l’existence d’un lien quelconque entre elle et la société Sud Oil… ».
De même, « elle n’a pas reconnu avoir donné un ordre ordre de virement au profit de cette dernière ». Malgré les exigences de transparence et d’intégrité inhérentes au métier de la presse, le consortium n’a jamais voulu publier cette correspondance;

le prêt de 25.000.000 (vingt cinq millions) de dollars américains consenti à la CENI est licite, il en est de même du retrait en liquide de 7.000.000 (sept millions) de dollars américains. Ces sommes prétendument détournées par cette Institution au profit du Président de la République honoraire alors que ces montants étaient destinés à l’organisation des élections et ont servi effectivement à cette fin;

L’imputation des opérations diverses au sein de la BGFI à notre Client, alors que celui-ci n’est ni Client, ni agent, n’y a joué et ne pouvait jouer aucun rôle.

Face à toutes ces contre-vérités, et parmi tant d’autres qui n’ont pas trouvé de place dans ce 1er point de presse, le Président de la République honoraire a pris le temps de réfléchir avant de réagir pour ne pas laisser aux médias le soin d’interpréter son silence comme un acquiescement. Aussi a t-il décidé de donner mandat à ses avocats pour faire échec à cette campagne médiatique.

Pour rappel, le Président KABILA est cet homme qui, arrivé au pouvoir en 2001, dans un contexte douloureux et difficile pour sa famille et pour la République Démocratique du Congo, a réalisé des grandes choses pour son pays, notamment:

Par sa capacité de renoncement et de négociation, et ayant trouvé un pays meurtri par des guerres et profondément divisé, l’a réunifié et pacifié (cf. les Accords de Lusaka, de Sun City, d’Addis-Abeba, les Concertations Nationales, les Accords de la Saint-Sylvestre du Centre interdiocésain de Kinshasa, etc…) ;

Par sa ferme volonté de démocratiser la République Démocratique du Congo et la mettre sur le chemin des droits et libertés, l’a dotée d’une nouvelle Constitution et des institutions républicaines, et pérennes ;

a restauré l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national et doté le pays d’une armée nationale, réellement réunifiée et républicaine, les FARDC;

sur le plan des finances, il a doté le pays d’une zone monétaire unique et a assaini les finances publiques (atteinte du point d’achèvement du mécanisme PPTE, c’est-à-dire, apurement de la dette extérieure qui s’élevait à plus au moins 15 milliards de dollars américains, l’accroissement des réserves de change).

pour la première fois sous la 3e République, il a organisé les élections générales en 2018 (législatives et présidentielles) sur fonds propres de la République Démocratique du Congo, sans apport financier extérieur et contre la volonté de ceux-là qui voulaient garder la main mise sur la République Démocratique du Congo et ses ressources;

il a doté le pays d’un nouveau code minier, de lois sur les violences sexuelles faites à la femme et à l’enfant, de lois sur la passation des marchés publics et sur les assurances ainsi que plusieurs autres lois qui améliorent l’économie et les finances et encadrent les libertés publiques ;

Sur le plan international, il a permis à la République Démocratique du Congo de renouer avec la Communauté internationale par la ratification de nombreux traités internationaux dont ceux relatifs aux droits de l’homme internationalement reconnus, notamment celui du statut de Rome (la Cour pénale internationale), et par l’adhésion au traité OHADA, etc.

Et c’est toujours cet homme patriote, qui s’est battu pour la pacification, l’unité nationale, la cohésion sociale et le développement de son pays durant 18 ans, que ces médias occidentaux vous présentent comme un criminel qui aurait détourné 138.000.000 USD (cent trente huit millions) dollars, soit environs 7,600.000 USD (sept million et six cent mille) dollars par an ou encore 630.000 dollars par mois, pour lui, sa famille et son clan. Le comble de paradoxe est que, la victime de toutes ces diffamations a, en sa qualité de Président de la République légué au gouvernement de son successeur près de 2 milliards dollars américains comme réserve à la Banque centrale, consolidés sans un quelconque appui extérieur.
II. Position du Collectif d’Avocats

Ayant pris connaissance des extraits du rapport tels que publiés, et devant des preuves évidentes des contre-vérités, des dénonciations calomnieuses et des diffamations attentatoires à l’honneur et à la réputation du Président de la République honoraire, par ailleurs de nature à l’exposer au mépris public, le Collectif d’Avocats a examiné toutes les possibilités de porter cette affaire devant les cours et tribunaux.

Bien entendu, c’est l’occasion pour vous préciser que nous ne sommes pas venus pour donner une conférence de presse. Néanmoins, en tant qu’avocats et praticiens du droit, nous voulons fixer l’opinion et annoncer la position officielle du Président de la République honoraire, face à cette campagne de diffamations, et des dénonciations calomnieuses, des dénigrements et de contre-vérités contre sa personne.

Bien plus, nous pouvons nous interroger en quoi la gestion interne d’une banque privée, les actes posés par des autorités de régulation et de l’administration fiscale, par ailleurs relevées, par des auditeurs indépendants et, par l’IGF, doivent être imputés au Président de la République honoraire.

Nous nous réservons, donc, au moment opportun, le droit de recourir aux voies légales pour rétablir le respect, l’honneur et la réputation du Président de la République honoraire, qui a toujours fait preuve du patriotisme et de l’intégrité dans la conduite des affaires de notre pays. C’est à cause de ce patriotisme et de son amour pour notre beau pays qu’il a préféré, après son deuxième mandat, continuer y à vivre modestement parmi les siens, au lieu de s’installer dans les grands palaces à l’étranger.

L’acharnement sur la personne du Président de la République honoraire, de la part des médias internationaux politiquement orientés et instrumentalisés, appelle une réponse énergique et appropriée par toutes voies de droit.

III. Conclusion

C’est pourquoi, suite à la violation grave et intentionnelle de ses droits fondamentaux de citoyen, notre Client se réserve le droit de saisir incessamment les instances judiciaires compétentes tant en République démocratique du Congo qu’à l’étranger pour que justice soit faite.

Fait à Kinshasa, le 23 décembre 2021

Pour le Collectif d’Avocats du Président de la République honoraire.

Le coordonnateur : Maître Raphaël NYABIRUGU MWENE SONGA
Avocat à la Cour de cassation et au Conseil d’État

Maître Vital LWANGA
Avocat près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete

Maître Aubin MABANZA
Avocat près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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