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Congo/Brazza : Sassou-N’Guesso réitère son soutien aux initiatives de rétablissement de la paix à l’est de la RD Congo
La situation qui prévaut à l’est de la République démocratique du Congo est préoccupante. Ainsi, le président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, a réitéré son soutien à toutes les initiatives envisagées en vue de ramener la paix dans ce pays. Il l’a fait savoir à l’occasion de la cérémonie de présentation de voeux au corps diplomatique accrédité en République du Congo.
« En ce qui concerne l’Afrique centrale, la situation en République démocratique du Congo, est marquée par des exactions perpétuellement communes, par les groupes rebelles sur les populations civiles. Tout en condamnant fermement ces barbaries, nous renouvelons notre soutien inconditionnel aux initiatives envisagées en vue de ramener le calme et la quiétude à l’est de ce pays frère », a fait savoir Sassou-N’Guesso.
En effet, c’est pour mieux rassurer le doyen du corps diplomatique, Christophe Muzungu qui, dans son intervention, avait épinglé les préoccupations et les faits majeurs ayant marqué le Congo Brazzaville en 2022. Il avait mis un accent particulier sur les efforts consentis pour consolider la paix et renforcer la démocratie, et l’organisation des dernières élections législatives et locales de juillet 2022.

A ce sujet, le chef de l’État congolais, a promis qu’il en sera de même aux sénatoriales et conseils consultatif prévues en 2023.
« Cet attachement indéfectible à la paix, nous amène à réitérer nos engagements dans le bon voisinage, l’amitié et la solidarité entre les peuples. La coopération mutuellement avantageuse entre les Etats, les principes intangibles de non-ingérence et se non-agression « , a affirmé Denis Sassou-N’Guesso qui rassurait sur la disponibilité et l’ouverture de son pays au service de l’Afrique et du reste du monde.
Des qualités acquises par le Congo, en termes notamment de multiculturalisme, de résolution de conflits, de dialogue, de médiations pour prévenir les risques, désamorcer ou mettre un terme aux situations de crise, de maintien de la paix, de mutualisation des efforts pour le développement. Et la République du Congo qui siège au conseil de paix et de sécurité de l’Union-Africaine suit de très près l’évolution de tous les foyers de tension.

« S’agissant spécifiquement de la Libye. En notre qualité du président du Comité de haut niveau de Union Africaine dédié à la résolution de ce conflit, je garde espoir que les efforts et les sacrifices consentis en vue de la tenue de la conférence de réconciliation inter libyenne produiront les faits escomptés. J’ose croire que ce pays frère retrouvera définitivement en 2022 le chemin de la paix qui passe par la tenue des élections générales, libres et transparentes et la mise en place d’un gouvernement unique », a estimé Sassou-N’Guesso, avant de préciser que cette conférence de réconciliation n’atteindra ses objectifs que si son essence inclusive et sa portée constructive et consensuelle sont préservées et respectées sans conditions. « Ainsi, elle pourra permettre à nos sœurs et frères libyens de renouer avec les vertus du dialogue et rendre possible le dépassement de chacun et de tous pour reconstruire leur pays ».
Enfin, le chef de l’État congolais a annoncé la tenue, du 12 au 16 janvier 2023, dans la quête de la paix dans la sous région, d’une réunion du comité consultatif permanent des Nations-Unies que les questions de sécurité en Afrique centrale.
Achille Tchikabaka/CONGOPROFOND.NET
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Kananga : à la rivière Nganza, le lavage des motos devient une école d’entrepreneuriat pour les jeunes
À la rivière Nganza, située à Kananga, une scène devenue familière se répète chaque jour. Des dizaines de jeunes, âgés de 14 à 35 ans, s’activent sans relâche autour des motos et des véhicules qu’ils nettoient du matin au soir, du lundi au dimanche.
Dans un contexte marqué par le manque d’emplois formels, cette activité de lavage d’engins motorisés s’impose comme une véritable bouée de sauvetage économique. Elle permet à ces jeunes non seulement de subvenir à leurs besoins quotidiens, mais aussi d’envisager un avenir plus stable.
La débrouillardise comme moteur de survie
Munis de seaux, de chiffons et d’une détermination sans faille, ces jeunes ont transformé les abords de la rivière en un espace de travail dynamique. Ici, pas de contrat ni de sécurité sociale, mais une volonté commune de s’en sortir par leurs propres moyens.
Les revenus journaliers oscillent entre 10 000 et 15 000 francs congolais, avec des variations selon l’affluence et la « chance du jour ». Une somme modeste, mais souvent suffisante pour couvrir les besoins essentiels.

Portrait : Junior XL, symbole d’une réussite progressive
Parmi ces jeunes figure Junior XL, un prénom devenu presque une marque sur les lieux. Marié et père de deux enfants, il exerce cette activité depuis 2019. Ce travail, qu’il qualifie lui-même de « débrouillardise », lui a permis de construire son foyer et d’assumer ses responsabilités familiales.
« Grâce à ce travail, j’ai pu me marier et organiser ma vie », confie-t-il avec fierté.
La solidarité financière à travers les ristournes
Au-delà du travail individuel, une organisation collective renforce leur résilience économique. Junior XL participe à une ristourne, un système d’épargne communautaire, avec une contribution journalière de 5 000 francs congolais.
Cette pratique, très répandue dans les milieux informels, permet aux membres de disposer, à tour de rôle, d’un capital plus important pour investir ou faire face à des imprévus.
Diversification des revenus : un pas vers l’entrepreneuriat
Grâce aux fonds issus de cette ristourne, Junior XL a franchi une étape supplémentaire en ouvrant un petit restaurant pour son épouse, toujours à proximité de la rivière.
Avec un sens aigu du commerce, il oriente régulièrement ses clients vers ce point de restauration. Une stratégie simple mais efficace : après le lavage de leurs motos, certains deviennent aussi consommateurs, contribuant ainsi à faire prospérer l’activité familiale.
Des ambitions au-delà du lavage
Malgré les difficultés, Junior XL ne manque pas d’ambition. Son objectif à moyen terme est d’acquérir une moto neuve afin de se lancer dans le transport en commun et diversifier ses sources de revenus.
Comme lui, de nombreux jeunes de la rivière Nganza nourrissent l’espoir de transformer cette activité de survie en un véritable tremplin vers l’entrepreneuriat.

Un secteur à encadrer pour maximiser son impact
Si cette activité constitue une réponse concrète au chômage des jeunes, elle reste informelle et peu structurée. L’absence d’encadrement, d’infrastructures adéquates et de mesures d’hygiène pose plusieurs défis.
Un accompagnement des autorités locales ou d’organisations de développement pourrait améliorer les conditions de travail, accroître les revenus et transformer ces initiatives en véritables micro-entreprises.
À Kananga, le lavage des motos à la rivière Nganza dépasse le simple cadre d’un petit métier. Il incarne la résilience, l’ingéniosité et l’esprit entrepreneurial d’une jeunesse déterminée à se frayer un chemin vers un avenir meilleur, malgré les contraintes économiques.
Mike Tyson Mukendi
