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Politique

Congo/Brazza-Lekoumou : réaction d’un membre avisé du PCT Sibiti face aux manœuvres dilatoires de son président fédéral

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Le président fédéral du Parti Congolais du Travail (PCT) de la Lékoumou aux abois. C’est ainsi que l’on peut résumer la réaction d’un membre du bureau fédéral de ladite formation politique dans ce département. Une lettre ouverte en guise de rappel à l’ordre « du camarade Bonaventure Ndékou », président fédéral du PCT Lékoumou.
(Publication de l’intégralité de sa lettre.)

Camarade fédéral du PCT Lékoumou, cher frère Ndékou Bonaventure,

J’ai appris que vous avez, enfin, convoqué, « manu militari », ce dimanche 6 février, une réunion à laquelle vous associez, pour une fois, tous les secrétaires fédéraux pour examiner la situation de Komono. Ceci, semble-t-il, parce que Brazzaville vous a engueulé. Mieux vaut tard que jamais. Et j’espère que votre réunion va participer à apaiser la situation et non à l’enflammer.

Je profite, donc, de ces brefs instants de lucidité que vous connaissez, en ce moment, pour vous parler comme un frère.

C’est vous-même, camarade Ndékou, qui rendez la situation de Komono complexe, alors qu’en réalité elle ne l’est pas.

Komono vous intéresse particulièrement, parce que vous y êtes candidat. Mais vous vous y prenez très mal.

Deux camarades vous informent, par écrit, de leur intention d’offrir un siège au Parti à Komono. Vous n’aviez pas pu les rencontrer à Sibiti, sous prétexte que vous étiez pris par les obsèques du camarade Mouamba et l’accueil des délégations de Brazzaville. Vous aviez tenté par tous les moyens de faire obstruction à la cérémonie de pose de la première pierre qu’ils organisaient à Komono, afin de doter le parti d’un siège digne de rang. Vous embarquiez madame le maire de cette communauté urbaine, dans votre démarche égoïste. Les populations énervées ont tenté de casser sa maison. Fort heureusement, le calme est revenu et la cérémonie a eu lieu.

A mon avis, leur lettre d’information n’était pas une demande d’autorisation. Et, la pose de la pierre n’est pas l’équivalent de l’inauguration, pour que vous leur imposiez toutes les formalités que vous leur avez exigées.

Tout ceci n’obéit qu’à la peur de ce que vous aviez appris à quel point la population s’était mobilisée pour les accueillir, sachant qu’après avoir biaisé les appréciations des dossiers en votre faveur, vous n’aviez aucun intérêt à ce que leur action à Komono traduise le contraire de vos appréciations. Et dans tout ça, vous agissiez seul, sans associer tous les secrétaires fédéraux. Qui serait le premier à être fier d’un siège moderne du Parti à Komono ? n’est-ce pas vous ?

Par la suite, vous dressiez seul un rapport incendiaire contre les deux camarades, en des termes moins courtois ; vous l’envoyez par wathapp à vos amis du secrétariat permanent, voilà que nous le découvrions sur les réseaux sociaux. Cette façon d’agir qui frise votre irresponsabilité habituelle n’honore pas notre fédération.

Par ailleurs, le camarade Kissa-Maba et vous-même, aviez suscité la candidature contestée du camarade Émile Ouosso, à Komono, pour laquelle vous vous déclariez suppléant. Au moment de la déposer à Komono, le 10 janvier au soir, vous disiez que de gré ou de force Émile Ouosso sera élu. Vous menaciez de ramener la GR le jour du vote pour influencer le scrutin.
De qui vous moquiez-vous ? Du Président de la République pour qui la paix est chère, d’Emile Ouosso, dont le goût amer des événements de 2015 et 2016 demeurent un cauchemar ? ou bien de la population de Komono, qui ne rêvent que de paix et de stabilité pour le développement de leur district ?

Curieusement, et fort curieusement, quand les listes sont affichées à Brazzaville, vous vous retrouvez vous-même candidat à Komono. A quel moment votre dossier de candidature a-t-il été déposé à Komono? Le comité de Komono que nous avons interrogé dit ne l’avoir jamais reçu. En agissant ainsi, vous foulez aux pieds les textes du parti, alors que vous seriez le premier défenseur de ceux-ci. Notre parti est un parti d’ordre et non de désordre. Si Brazzaville est au courant de cet important détail, votre candidature sera invalidée.

Parlons de Komono même et des origines de votre rapport mensonger adressé au camarade SG Pierre Moussa.
La présidente du comité ayant été absente de Komono jusqu’au 29 janvier, le comité conduit par le SOM, élargi à la CLCE, mesurant la situation sur le terrain, avait pris, sur lui, la responsabilité de préserver la quiétude en recevant ces deux camarades et en participant à la cérémonie, malgré vos injonctions ne pas y être et vos menaces de sanctions.

Au moment où le comité doit dresser un rapport circonstancié, la présidente du comité, qui était plutôt séquestrée par vous à Sibiti, vous exigez qu’elle signe ledit rapport, alors qu’elle était absente au moment des faits. Les autres s’exécutent. Ils préparent le rapport qui est adopté en réunion du comité en sa présence. Le rapport est soumis, paradoxalement, à sa signature.
Trois jours après, le rapport adopté n’est toujours pas signé. La présidente était en train, semble-t-il, d’attendre votre retour de Pointe-Noire pour voir avec vous si les termes utilisés vous conviennent.

Au bout du rouleau les camarades qui ont adopté le rapport de Komono découvrent que madame Nzeli Marie, a ajouté du sien, avec votre apport non négligeable, et vous l’a envoyé sans que les autres membres du comité ne soient ampliataires. Jusqu’à ce jour, ils n’en ont d’ailleurs jamais reçu copie.

Excédés, ils ont dû, par précaution et pour la postérité, contresigner chacun la version originale du rapport et l’ont gardé par devers eux pour l’histoire. Pourquoi tant de manigances ? Juste parce que vous souhaitiez qu’elle y mette ce sur quoi vous devriez vous appuyer pour pondre à l’attention du secrétaire général votre rapport de la honte que nous avions lu sur les réseaux.

La cerise sur le gâteau, c’est qu’après le passage des deux camarades à Komono, vous aviez pu convaincre le camarade Émile Ouosso d’envoyer la somme de 200 mille francs cfa, semble-t-il, pour aller à Komono effacer les traces laissées par l’action de ces deux membres du parti.

Les 200 mille en poche, au lieu d’aller à Komono, vous alliez plutôt vous prélasser à Dolisie, puis à Pointe-Noire. Pourquoi vous vous moquez ainsi des aînés ? Jusqu’à quand la tutelle du parti vous laissera-t-elle fédéral sans dignité, vivre de pré bandes et de subsides, de trafic d’influence et de corruption, alors que grâce à votre BEPC, le seul haut diplôme que vous aviez, le camarade Collinet Mackosso, au nom du Parti, venait de faire de vous un salarié de la fonction publique ?

Pourquoi tant d’escroquerie ? Vous trompez Émile Ouosso, vous trompez Thierry Moungalla, vous trompez d’autres aînés élus de la Lékoumou, vous trompez les secrétaires fédéraux, vous trompez le secrétaire général et le secrétariat permanent du Parti, à travers vos rapports mensongers. Pourquoi tout ceci ?

Ressaisissez-vous camarade ! Ressaisissez-vous ! Ressaisissez-vous !

En tout cas, cher camarade, je suis au regret de vous réveiller que vous devenez un sujet de honte pour nous.
Camarade Ndékou, vous devenez un boulet pour le Parti.

Camarade Ndékou, vous devenez un problème pour la Lékoumou.
Camarade Ndékou, ressaisissez-vous avant qu’il ne soit trop tard.

J’ai dit.

Un camarade averti du Parti à Sibiti.

À la Une

Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira

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Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.

Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.

Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.

Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.

Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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