Actualité
Congo/Brazza : « Et si le Kiebe-Kiebe vous était conté ? » de Daniel Isaac Itoua déjà dans les bacs
Le répertoire bibliographique congolais vient de s’enrichir avec une nouvelle publication de l’écrivain Daniel Isaac Itoua, intitulé « Et si le Kiebe-Kiebe vous était conté ? ». Le long de ses 180 pages, cet ouvrage anthropologique plonge le lecteur au cœur de la tradition des populations du septentrion du Congo. L’auteur interpelle aussi la conscience collective sur le risque de disparition que courent nos traditions en ces temps de mondialisation.
« Et si le Kiebe-Kiebe vous était conté ? », est à priori un conte. Mais, « pas un conte comme les autres », souligne le philosophe Camille Bongou dans la préface de ce livre paru à l’Harmattan (Paris) et dont la photographie de couverture présente une marionnette de Kiebe-Kiebe emmitouflée dans sa robe en raphia portant plusieurs plumes d’oiseaux de la canopée et une marotte représentant une belle femme africaine avec des tresses noires.
Repartis en deux chapitres subdivisés en six sections, ce livre est « le fruit des observations et des entretiens de l’auteur avec les grands initiés de cette société qui lui ont révélé la profondeur de son authentique enseignement pour se définir en tant qu’une danse initiatique, un code de conduite de l’Homme vertueux, un sport roi, la science mère des métiers, la termitière géante représentant le tombeau d’un grand initié », comme on peut le lire à la quatrième de couverture.
Selon le préfacier, l’intérêt du livre de Daniel Isaac Itoua, « réside aussi dans le fait qu’il a la connaissance de tous les terroirs, il a pu observer de près les hommes et les choses… ». L’auteur décortique un univers initiatique, réputé fermé aux non-initiés, le Kiebe-Kiebe, de l’origine à la dénomination, en passant par le pays pratiquant. Il trouve un sens à chaque symbole et tente de les élucider avec à-propos, en remontant dans le temps, au point d’aiguiser le désir du savoir du lecteur.
« Au-delà du bonheur qu’il offre à tous ces lecteurs, « Et si le Kiebe-Kiebe vous était conté », constitue aussi une interpellation. Daniel Isaac Itoua interpelle sur fond d’inquiétude, les sociologues, historiens, philosophes, anthropologues et les gouvernants, sur l’avenir, non seulement du Kiebe-Kiebe, mais surtout de notre culture, en ces temps de mondialisation.
Né à Kaye près d’Ongogni, dans le département des Plateaux, passionné par les traditions orales de son pays (le Congo Brazzaville), Daniel Isaac Itoua est enseignant de carrière. Il n’est pas à sa première publication. «Instruments de musique traditionnelle des Mbôsi du Congo, secret et application » (l’Harmattan en 2014), « Chants de l’horloge du temps humain » (La Doxa, 2017) sont ses deux précédents ouvrages. Depuis 2003, Daniel Isaac Itoua dirige un cahier d’anthropologie et d’histoire des Mbôsi, intitulé « Bisi ambôsi ».
Achille Schillains, CONGOPROFOND.NET/Correspondant à Brazzaville
Sports
Haut-Uele – Ituri : les journalistes se donnent rendez-vous à Aru pour célébrer la liberté de la presse
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse, les professionnels des médias du Haut-Uele et de l’Ituri s’apprêtent à vivre un moment inédit de partage, de réflexion et de fraternité à Aru, du 02 au 03 mai 2026.
En prélude à cette journée mondiale, les journalistes en provenance des territoires de Watsa et Faradje, réunis au sein de l’AS Presse Haut-Uele, intensifient déjà leurs séances d’entraînement. Objectif : être fin prêts pour le match de gala qui les opposera à leurs confrères de l’AS Presse Aru, dans une rencontre symbolique placée sous le signe de l’unité et de la cohésion professionnelle.
Selon le programme officiel, les activités débuteront le samedi 02 mai par l’accueil des participants venus de Watsa et Faradje. La journée se poursuivra par un déplacement vers Ariwara, où des visites guidées sont prévues dans différents organes de presse ainsi que dans certaines structures économiques locales. Cette immersion vise à favoriser le partage d’expériences et la découverte du paysage médiatique et socio-économique de la région. Les participants regagneront Aru en fin de journée pour un moment de détente.
Le dimanche 03 mai, journée dédiée à la célébration proprement dite, s’ouvrira par un petit-déjeuner collectif, suivi de visites de médias locaux. L’ouverture officielle des activités sera marquée par un café médiatique, cadre d’échanges sur les réformes de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) ainsi que sur les réalités du métier de journaliste en province.
Point d’orgue de cette commémoration, le match de gala opposera, à 15h30 au stade Tata Autsai d’Aru, l’AS Presse Haut-Uele — composée des journalistes venus de Watsa et Faradje — à l’AS Presse Aru. Bien au-delà de l’enjeu sportif, cette rencontre se veut un symbole fort de solidarité, de rapprochement et de vivre-ensemble entre professionnels des médias de deux provinces voisines.
Les festivités se clôtureront par une soirée de gala, mêlant détente, réseautage et animation culturelle, dans une ambiance conviviale.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent non seulement célébrer la liberté de la presse, mais aussi renforcer les liens entre journalistes, promouvoir l’éthique professionnelle et encourager une presse engagée au service du développement local.
Junior kasamba/Congoprofond.net
