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Politique

Conflits interethnique de Maï-Ndombe : Mboso envoie une mission sur terrain…

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La situation qui prévaut dans la province de Mai-Ndombe entre les peuples Yaka et Teke, préoccupe les autorités du pays au plus haut point. Sensible, et soucieux de faire mettre la volonté du chef de l’État en œuvre, le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso Nkodia Pwanga, a tenu une réunion d’urgence dans son cabinet de travail, au Palais du peuple.

Des députés nationaux de deux provinces du Kwango et de Mai-Ndombe, les gouverneurs de deux provinces, le vice-premier ministre de l’Intérieur et sécurité, le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des sceaux, le ministre des Affaires sociales et actions humanitaires, notamment, ont pris part à cette réunion.

A l’issue de cette concertation de haut niveau, il a été mis sur pied une commission mixte chargée de travailler sur terrain en vue de mettre fin à ce conflit, restaurer l’autorité de l’État et sensibiliser en faveur de la culture de la paix entre les peuples.

Le gouverneur de la province du Kwango, Jean-Marie Peti-Peti Tamata, est chargé spécifiquement d’accueillir à partir de la cité de Mongata, sur le Nationale n°1, les déplacés de Kwamouth qui ruent vers Kinshasa ou vers Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »

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Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.

À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.

« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.

Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».

Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.

Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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