Diplomatie
Conflit RDC-Rwanda : «Faisons en sorte que tout le monde se mette au processus de Luanda d’une bonne foi, parce qu’il n’y a pas de solution militaire» (Bintou Keita, cheffe Monusco)
Alors que la coalition M23-AFC-RDF poursuit son offensive dans l’Est de la République démocratique du Congo, des chefs d’État des pays de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) et ceux de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) vont se rencontrer ce samedi 07 février à Dar-es-Salaam en Tanzanie pour un sommet conjoint extraordinaire afin de statuer cette situation.
Pour le retour de la paix dans l’Est de la RDC, la représentante spéciale du secrétaire général des Organisations des Nations unies (ONU), Bintou Keïta, a appelé à l’engagement de tous au processus de Luanda du fait qu’il n’y aurait pas de solution militaire.
« Je pense qu’il faut faire absolument en sorte que tout le monde se mette et d’une bonne foi au processus de Luanda, parce qu’il n’y a pas de solution militaire», a-t-elle confié à l’issue de la 37ème session spéciale du Conseil des droits de l’homme ténue, vendredi 07 février à Genève en Suisse, sur la situation humanitaire dans l’Est de la RDC.
Elle a, par ailleurs, affirmé l’appui de la communauté internationale à ce processus qui pourrait reprendre avec des avancées significatives au sortir du sommet SADC-EAC de ce samedi. «Je pense qu’il y a du soutien international pour le processus de Luanda et ça c’est important. J’espère qu’on sortira avec quelque chose qui va clarifier la reprise de ce processus et aussi le processus de Nairobi.», a-t-elle renchéri, espérant une bonne gestion de la désescalade des tensions entre la RDC et le Rwanda et celle des groupes y compris les terroristes du M23.
Pour rappel, ce sommet conjoint entre ces chefs d’État a été précédé vendredi par une réunion des ministres des Affaires étrangères de deux organisations régionales en guise de préparation des discussions.
Pour sa part, a rapporté l’ACP, la RDC a exposé comme exigences, «un cessez-le-feu immédiat, le retrait du M23 et des forces rwandaises du territoire congolais, la réouverture de l’aéroport de Goma, la rétrocession de la ville aux autorités légitimes ainsi que la condamnation du Rwanda».
Exaucé Kaya