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Conflit à l’Est de la RDC : Un nouveau round de négociations s’ouvre, ce lundi 13 avril, en Suisse entre Kinshasa et l’AFC/M23

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Les discussions diplomatiques autour du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo connaissent une nouvelle étape. Ce lundi 13 avril 2026, des représentants du gouvernement congolais et de la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) entament un nouveau cycle de négociations en Suisse, dans l’espoir de relancer un processus de paix jusqu’ici fragile.

 

Une reprise du dialogue dans un contexte tendu

Ces pourparlers interviennent après plusieurs mois de médiation internationale, notamment dans le cadre du processus de Doha lancé en 2025 sous l’égide du Qatar. Ce processus vise à trouver une solution politique à un conflit qui ravage l’est du pays depuis plusieurs années.

Malgré la signature d’une déclaration de principes et des engagements autour d’un cessez-le-feu, les discussions ont été marquées par des blocages persistants, notamment sur les mesures de confiance, la libération de prisonniers et la restauration de l’autorité de l’État dans les zones occupées.

Des attentes élevées, mais peu de garanties

Ce nouveau rendez-vous en Suisse, prévu du 13 au 17 avril selon plusieurs sources concordantes, vise à relancer les négociations et tenter de dépasser les divergences qui freinent un accord global.

Cependant, le climat reste fragile. Sur le terrain, les tensions persistent entre les forces armées congolaises et les combattants du M23, malgré les engagements diplomatiques. Les précédents cycles de discussions ont souvent été accompagnés de violations du cessez-le-feu, alimentant la méfiance entre les parties.

Une paix encore incertaine

Depuis 2021, le conflit oppose Kinshasa au M23, un mouvement rebelle accusé par plusieurs rapports internationaux d’être soutenu par le Rwanda. Les affrontements ont provoqué des milliers de morts et des déplacements massifs de populations dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Si ces nouvelles négociations suscitent un espoir prudent, de nombreux observateurs estiment que les divergences de fond restent importantes. La réussite de ce cycle dépendra notamment de la volonté réelle des parties à faire des concessions et à respecter leurs engagements.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées

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L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.

S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.

« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces

Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.

L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.

Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.

Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.

Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.

Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.

« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »

À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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