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Justice

Confirmation des obsèques de Cherubin Okende : Patrick Nseka Ngindu inquiet du sort de son ex-collègue et garde rapprochée du défunt

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Mort le 13 juillet 2023, l’ancien ministre des Transports et porte-parole du parti Ensemble pour la République, Cherubin Okende, sera enfin inhumé ce 20 mars 2024 à la Nécropole entre terre et ciel à Kinshasa. Sa famille a rendu public le programme funéraire excluant tout hommage officiel. Pendant ce temps, le garde du corps et beau-frère de l’illustre, le policier Nicolas Kabunda Ntambi, croupit à la prison centrale de Makala depuis plusieurs mois alors que la justice congolaise a conclu à un suicide au terme des minutieuses enquêtes. D’où, ce cri d’alarme de son ancien collègue, Patrick Nseka Ngindu.

Les temps forts du programme des obsèques du regretté Cherubin Okende, un des lieutenants du célèbre acteur politique et opposant Moïse Katumbi sont désormais connus. Une veillée mortuaire est prévue au Centre de Libération (Ave Maria) à proximité de l’hôpital du Cinquantenaire. Au cours de cette soirée, une messe sera dite. Le lendemain, mercredi 20 mars 2024, levée du corps à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire. Avant le départ pour le cimetière, une autre messe sera dite en la Cathédrale Notre Dame du Congo. Le point d’orgue c’est le bain de consolation au Centre de Libération après l’inhumation.

La mort brutale de l’homme politique Cherubin Okende avait choqué tout le monde, particulièrement sa famille biologique et politique. Son corps criblé de balles avait été retrouvé au petit matin de ce 14 juillet 2023 sur la route des Poids lourds dans la capitale congolaise. Il aurait été aperçu pour la dernière fois dans les installations de la Cour constitutionnelle où il avait chargé son garde du corps Nicolas Kabunda de déposer pour lui un courrier dans cette Haute Cour. Pour raison d’enquête, cet agent de police avait été interpellé et mis aux arrêts. Il y a quelques semaines, le Procureur Général près la Cour de Cassation a dévoilé les conclusions des enquêtes : « Cherubin Okende s’est suicidé. » Aucun commentaire sur cette annonce de la justice.

Patrick Nseka Ngindu avoue que l’arrestation de Nicolas Kabunda avait semé la panique parmi ses proches dont lui-même. « Personne ne voulait faire face aux enquêteurs craignant d’éventuelles arrestations. Un autre  agent de sécurité, Nestor Kaninda Tshoya, avait lui aussi reçu plusieurs convocations de la police judiciaire depuis Lubumbashi où il était en déplacement. Lui, comme d’autres, ont peur de la vague d’arrestations et des traitements inhumains infligés aux personnes citées dans ce dossier», dit-il. Cet ex-agent de la police nationale congolaise affirme que le détenu a été son collègue de promotion en Angola. Il se dit inquiet quant à son sort dans la prison centrale de Makala où cet agent de protection rapprochée est retenu jusqu’à ce jour. Maintenant que Cherubin Okende sera enterré huit mois après sa mort, Nicolas Kabunda Ntambi ne sera-t-il pas relaxé pour retrouver sa famille ?

James Mpunga Yende

Justice

Derrière l’offensive judiciaire du GENOCOST, le poing d’acier de Guillaume Ngefa Atondoko

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Alors que plus d’un million de dollars destinés à la mémoire des victimes du GENOCOST s’est volatilisé dans les limbes d’un contrat sans livrable, une main de fer a saisi la Justice au collet. Le communiqué du 17 avril 2026, ordonnant l’ouverture immédiate d’une enquête pour détournement de deniers publics contre les dirigeants du FRIVAO et la société DVO SARL, n’est pas qu’un simple paraphe ministériel.

C’est l’empreinte indélébile de Guillaume Ngefa Atondoko, Ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux. Dans une République où le bruit de l’argent sale couvre souvent les cris des victimes, cet homme a fait le choix radical du silence actif : celui qui prépare les perquisitions, identifie les comptes à geler et verrouille juridiquement la nasse autour des prédateurs présumés. La précision chirurgicale du communiqué porte sa signature intellectuelle.

Là où d’autres se contentent d’indignations de façade, Guillaume Ngefa Atondoko a armé le Parquet général près la Cour de Cassation d’un arsenal répressif complet : réquisitions bancaires, saisies conservatoires, et injonction de poursuites tous azimuts. Juriste rompu à la mécanique impitoyable de la loi anti-corruption, il a transformé une affaire qui sentait l’enlisement en une opération de police judiciaire d’envergure.

En posant la qualification de “détournement” et en exigeant le gel immédiat des avoirs, il a non seulement protégé les intérêts financiers de l’État, mais il a surtout érigé un rempart contre la honte : celle de voir les fonds du génocide congolais servir de pâture à des appétits privés. Le Ministre d’État Ngefa incarne ainsi l’espérance technique d’un État de droit qui ne négocie plus avec ses fossoyeurs. Il est ce rouage essentiel qui transforme la volonté politique en verdict inéluctable.

Par cette injonction historique, Guillaume Ngefa Atondoko rappelle à la Nation qu’entre la gabegie et la sanction, il n’y a plus qu’un seul rempart : l’intransigeance d’un grand commis qui a fait de la protection des deniers publics sa seule religion. Le message est sans ambiguïté : pour les pilleurs de la mémoire congolaise, la cavale administrative est terminée. La traque judiciaire a commencé, et elle a un nom.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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