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RDC : Le C.I.C. veut une Commission « Vérité » et un dialogue inclusif pour refonder la Nation
Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, politiques et sociaux que traverse la République démocratique du Congo, le Conseil Interreligieux Congolais (C.I.C.) publie son rapport général à mi-parcours sur le plaidoyer en faveur de la création d’une Commission « Vérité, Réconciliation et Cohésion Nationale ». À travers ce document, l’organisation religieuse appelle à un processus inclusif de réconciliation, à un dialogue national permanent et à un débat démocratique apaisé sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles, dans le but de consolider la paix, l’unité et la stabilité du pays.
Ci-dessous l’intégralité du Communiqué
COMMUNIQUE OFFICIEL DU CONSEIL INTERRELIGIEUX CONGOLAIS (C.I.C)
À L’OCCASION DE LA PUBLICATION DU RAPPORT GÉNÉRAL À MI-PARCOURS DU PLAIDOYER NATIONAL POUR LA CRÉATION DE LA COMMISSION VÉRITÉ, RÉCONCILIATION ET COHÉSION NATIONALE ET SUR LES RÉFORMES CONSTITUTIONNELLES ET INSTITUTIONNELLES
Kinshasa, le 06 juin 2026
Le Conseil Interreligieux Congolais (C.I.C), réuni dans le cadre de sa mission de promotion de la paix, de la cohésion nationale et du dialogue permanent entre les filles et fils de la République Démocratique du Congo, rend public ce jour son Rapport Général à Mi-Parcours du Plaidoyer National pour la Création de la Commission Vérité, Réconciliation et Cohésion Nationale (CVRCN) ainsi que sa position relatives aux débats actuels sur la questions des réformes constitutionnelles et institutionnelles.
Après plusieurs mois de consultations menées auprès des institutions de la République, des partis politiques de la majorité comme de l’opposition, des organisations de la société civile, des autorités coutumières, des organisations féminines, des mouvements des jeunes ainsi que des partenaires nationaux et internationaux, le C.I.C constate l’existence d’une volonté largement partagée de voir la Nation congolaise engager un processus historique de justice, vérité, de réconciliation et de cohésion nationale.
Le peuple congolais aspire à la paix durable, à la justice, à la stabilité institutionnelle et à un avenir fondé sur la confiance entre les citoyens et leurs institutions. Les crises politiques récurrentes, les conflits armés persistants dans la partie Est du pays, les fractures communautaires, les défis liés à la gouvernance et les tensions sociales exigent aujourd’hui des réponses courageuses, inclusives et durables.
Le Conseil Interreligieux Congolais estime que le moment est venu pour la République de se doter d’un cadre national capable de favoriser la guérison des mémoires, la reconnaissance des souffrances vécues par les populations, la restauration de la confiance nationale et la consolidation de la cohésion entre toutes les composantes de la Nation.
À cet effet, le C.I.C recommande :
• La création, par voie légale et consensuelle, d’une Commission Vérité, Réconciliation et Cohésion Nationale dotée d’un mandat clair, inclusif et crédible ;
• L’organisation d’un dialogue national permanent sur les questions fondamentales touchant à l’avenir de la République ;
• L’ouverture d’un débat républicain, démocratique, apaisé et inclusif sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles susceptibles de renforcer l’efficacité de l’État, la stabilité des institutions et la participation citoyenne ;
• L’implication active des femmes, des jeunes, des communautés locales, des victimes des conflits et de la diaspora congolaise dans ce processus de refondation nationale ;
• La mise en place de mécanismes permanents de prévention des conflits et de promotion de la cohésion nationale.
Le C.I.C tient à souligner que la question des réformes constitutionnelles ne doit être ni un sujet de division ni un tabou national.
Dans toute démocratie, les institutions et les textes fondamentaux peuvent faire l’objet d’une réflexion collective lorsque l’intérêt supérieur de la Nation l’exige. Toutefois, une telle réflexion doit demeurer conforme aux principes démocratiques, à l’État de droit, à la souveraineté du peuple et à la recherche permanente du consensus national.
Le Conseil Interreligieux Congolais invite Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Parlement, le Gouvernement, les institutions d’appui à la démocratie, les forces politiques, les organisations de la société civile ainsi que l’ensemble des citoyens à s’approprier les recommandations contenues dans ce rapport et à contribuer à l’émergence d’un pacte national fondé sur la vérité, la justice, la réconciliation, la cohésion et le développement.
Le C.I.C demeure convaincu que la grandeur de la République Démocratique du Congo repose sur sa capacité à transformer ses crises en opportunités de refondation et à construire, dans l’unité et la diversité, une Nation forte, réconciliée et tournée vers l’avenir.
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo.
Fait à Kinshasa, le 08 juin 2026
Pour le Conseil Interreligieux Congolais (C.I.C.)
Dr. Archevêque Dodo Israël KAMBA BALANGANAY
Président
Sports
Linafoot : les joueurs de l’AS Maniema Union agressés après leur victoire face au TP Mazembe
7 juin 2026 – L’AS Maniema Union dénonce des actes de violence dont ses joueurs et membres du staff technique auraient été victimes après leur victoire (2-1) face au TP Mazembe, ce dimanche, lors d’une rencontre du championnat national de la Linafoot.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des éléments du personnel du TP Mazembe se seraient attaqués aux joueurs et aux membres de la délégation de Maniema Union à l’issue de la rencontre. Des scènes de bousculades et de violences auraient éclaté dans les installations du stade après le coup de sifflet final.
Cette victoire importante permet à l’AS Maniema Union de conforter ses ambitions dans la course au titre, mais elle a malheureusement été ternie par ces incidents regrettables.
Face à cette situation, plusieurs observateurs du football congolais appellent les instances compétentes à faire toute la lumière sur les faits et à prendre les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité des joueurs, des officiels et des supporters lors des compétitions sportives.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle du TP Mazembe n’avait été enregistrée concernant ces allégations. Les regards sont désormais tournés vers la commission de discipline de la Linafoot et la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), qui pourraient être amenées à se prononcer sur cette affaire.
Désiré Rex Owamba
