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Combattre la désinformation en période électorale : un travail sans relâche pour les journalistes
En cette année où notre pays, la République démocratique du Congo, organise son quatrième cycle électoral, il convient de souligner que la bataille de communication entre les différents candidats aux élections semble intense.
Parmi les canaux de communication utilisés pour diffuser les messages de campagne, Internet occupe une place prépondérante. Facebook, WhatsApp, Twitter, TikTok, Instagram sont les plateformes numériques les plus largement exploitées de nos jours.
Afin de rallier les électeurs à leur cause, les candidats déploient des stratégies machiavéliques contre leurs concurrents. Des messages datant de cinq, six ou dix ans sont exposés sur les réseaux sociaux. La campagne de désinformation est lancée. Que ces messages soient vrais ou faux, les motivations sont claires : nuire aux concurrents lors des élections (présidentielles, législatives, municipales et locales).
Les rédactions des différents médias sont envahies par les informations de campagne des candidats à tous les niveaux. Il est vrai que, en raison de la rentabilité de cette période électorale grâce à la publication et/ou à la diffusion de publireportages réalisés pour les candidats, certains contenus n’ayant aucun lien avec les élections sont mis de côté, ce qui ne constitue pas un délit de presse.
Avant les élections : surveiller la campagne
Selon l’Agence France Presse (AFP), « suivre la présence en ligne des candidats et des partis politiques pendant la campagne est aussi important que couvrir leurs réunions ou leurs déclarations publiques ».
« L’établissement d’une veille sur ce qu’ils disent, d’où ils le disent et les réactions qu’ils suscitent : tout cela peut être utile pour la couverture d’une campagne électorale », conclut l’AFP.
Pour surveiller les candidats et les partis politiques pendant la campagne électorale, certains outils sont importants et peuvent aider les chevaliers de la plume : Google Trends, CrowdTangle, Well-Known, Wayback Machine et OpenSecrets. Ils permettent de se renseigner sur les informations de campagne les plus recherchées, les financements de campagne et de nombreuses autres données qui intéressent les chasseurs d’informations.
Google Images et Invid restent des outils de recherche de base pour connaître la source ou l’origine d’une photo ou d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, en effectuant une « recherche d’image inversée ».
Semer la confusion le jour du scrutin
Nous sommes convaincus que des publications tenteront de semer la confusion parmi les électeurs peu avant le vote ou le jour même, en particulier en diffusant de fausses affirmations concernant des violences près des bureaux de vote, une participation gonflée ou inférieure à la réalité, de fausses règles concernant l’organisation de l’élection ou les conditions pour avoir le droit de voter.
De plus, des tentatives d’influencer la décision des électeurs en diffusant de faux chiffres concernant le vote des Congolais de la diaspora ou les premiers sondages à la sortie des urnes, ainsi que des accusations de corruption et de fraude, feront également partie des manœuvres des candidats aux élections.
Après les élections, la désinformation ne s’arrête pas lorsque les bureaux de vote ferment, bien au contraire. Une nouvelle phase s’ouvre souvent, au cours de laquelle certains cherchent à discréditer les résultats, les candidats et le système électoral, voire à déclencher des violences.
Les accusations de fraude relayées par exemple par l’ancien président américain Donald Trump dans les médias et sur les réseaux sociaux avant, pendant et après l’élection de 2020 ont conduit à l’assaut du Capitole à Washington par ses partisans.
Nous y reviendrons !
MFUMU DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET
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BAD–AIFD : à Brazzaville, Hervé Claude Batukonke plaide pour des projets industriels mieux préparés et mieux financés
En marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement ouvertes ce lundi 25 mai à Brazzaville (République du Congo), l’Association des institutions financières de développement (AIFD) tient sa 52ᵉ session ordinaire autour des grands enjeux liés au financement du développement du continent africain.
C’est dans ce cadre que le Directeur général du Fonds de Promotion de l’Industrie( FPI), Hervé Claude Batukonke, est intervenu lors d’un panel de haut niveau consacré à la préparation et au financement des projets structurants.

Prenant la parole devant plusieurs experts et responsables d’institutions financières africaines, le patron du FPI a rappelé qu’aucun projet industriel ou de développement ne peut réussir sans une préparation rigoureuse. Selon lui, tout projet suit un cycle précis allant de la conception à la réalisation, d’où l’importance capitale de l’expertise technique et des compétences dans les phases d’élaboration, d’analyse et de maturation des projets.
Hervé Claude Batukonke a particulièrement insisté sur la nécessité pour l’Afrique de renforcer ses structures d’accompagnement des projets, tout en développant une véritable dynamique de réseautage entre institutions financières du continent. Pour lui, le financement seul ne garantit pas la réussite d’un projet si celui-ci n’a pas été correctement étudié et évalué en amont.
« On peut bien financer un projet, mais s’il n’est pas bien analysé, il est voué à l’échec », a-t-il fait comprendre, dans un contexte marqué par la rareté des capitaux et l’exigence accrue de rentabilité et d’impact des investissements.

Le Directeur général du FPI est également revenu sur le rôle stratégique joué par son institution dans le processus d’industrialisation de la République démocratique du Congo. Il a plaidé pour une plus grande ouverture régionale et internationale afin de favoriser le cofinancement des projets industriels africains et accélérer la transformation économique du continent.
Il convient de rappeler que l’AIFD regroupe plus de cent institutions financières de développement à travers l’Afrique et bénéficie du parrainage de la BAD. C’est d’ailleurs cette proximité institutionnelle qui explique la tenue concomitante de ses assemblées avec celles de la Banque africaine de développement. En RDC, le FPI figure parmi les membres actifs de cette organisation continentale.

Ouvrant officiellement les travaux de l’AIFD, Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille du République du Congo, a reconnu que l’Afrique fait face à d’importants défis économiques et structurels. Toutefois, il a estimé que ces difficultés ne constituent pas une fatalité.
Pour Christian Yoka, les contraintes auxquelles le continent est confronté peuvent être transformées en opportunités d’investissement, à condition de renforcer les mécanismes de financement, la coopération régionale et la qualité des projets portés par les États et les institutions africaines.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
