Sécurité
Combats à l’Est de la RDC : l’armée repousse le M23 mais subit une percée à Bweremana et Minova (Sylvain Ekenge)
D’après un communiqué de presse de ce 21 janvier 2025 des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), les combats contre l’agresseur rwandais et ses alliés du M23 se poursuivent sur tous les fronts dans l’est du pays.
Le porte-parole des FARDC, le Général-Major Sylvain Ekenge, indique que dans certains secteurs, les troupes congolaises ont réussi à contenir et repousser l’armée rwandaise et les éléments du M23. C’est notamment le cas au sud du territoire de Lubero, dans les hauteurs de Sake et dans le Nyiragongo.

Cependant, le communiqué reconnaît que l’ennemi a réussi à percer les lignes des FARDC à Bweremana, au Nord-Kivu, et à Minova, au Sud-Kivu. Malgré ces percées, le porte-parole affirme que l’ennemi enregistre « d’énormes pertes en hommes et en matériel » sur l’ensemble des fronts.
Les FARDC appellent la population au calme et lui demandent de ne pas céder à la panique face à la « désinformation massivement relayée par l’ennemi sur les réseaux sociaux ». Elles assurent que toutes les dispositions sont prises pour barrer la route à l’agresseur et ramener la paix dans la partie orientale du pays.
Pascal NDUYIRI
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
