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Collège Boboto : des anciens élèves ont remis 200 sacs de maïs au personnel de leur alma mater

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L’association des anciens élèves du Collège Boboto (ACB) a remis 200 sacs de 10 kg de farine de maïs, ce vendredi 18 décembre, au personnel de leur ancien Alma mater à Kinshasa Gombe.

Au total 200 enseignants et personnel administratif ont reçu des mains de leurs anciens apprenants ce produit bio de la coopérative “Bilanga ya betu » que dirige certains ACB. Un geste de bonne foi loué par le Recteur de ce collège, le Père Dieudonné Ntika, qui a remercié vivement les ACB pour cet élan de solidarité envers eux. « Je lance un appel à tous les élèves de prendre exemple sur leurs ainés », a dit le prêtre.

Contribution des anciens élèves éparpillés au quatre coin de la planète, ceux-ci se sont fixés pour objectif, cette année, de redonner le sourire à ceux qui leur ont transmis le savoir.

Erick Tshikudi, vice-président de l’AMDG/ACB de la promotion 1987 en Bio-chimie a livré leur motivation quant à ce don. “Nous sommes venus témoigner notre reconnaissance à nos encadreurs. Ce n’est pas notre première fois, nous comptons effectivement poursuivre et multiplier des occasions comme celle-ci. Dans le passé, nous avons eu à faire des actions dont l’une est encours dénommé “Boboto 2″. Elle est une organisation à travers laquelle nous portons assistance médicale par des consultations chaque semaine”, a-t-il fait savoir.

On pouvait lire la joie sur le visage des travailleurs du Collège Boboto. Très content et heureux de revoir leurs anciens élèves, les enseignants et enseignantes du Collège ont accueilli ce don à bras ouvert et remercié ces ACB en leur souhaitant bon vent à leur association.

Au nom de tous les élèves présents à la cérémonie de remise de ces dons, Guerdãä Idiamashi Mapangu, élève de la 6ème Bio-chimie, a aussi remercié leurs ainés pour le bel exemple qu’ils sont sensés suivre. Elle a promis de poursuivre ce chemin déjà tracé par ceux qui sont passés au collège avant eux.

Signalons que l’ACB et Bilanga ya betu ont déjà fait plusieurs geste de solidarité à l’endroit des personnes vulnérables pendant cette periode de covid-19. Les démarches sont aussi amorcées pour acheminer d’ici le 30 décembre à Kinshasa le reste des vivres pour le personnel du Collège Boboto. Il s’agit de 5 kg de haricots et 1 filet de pommes de terre produit à Goma , à remettre à chacun des 200 enseignants et personnel administratif.

Elda Along /congoprofond.net

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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