Connect with us

Actualité

Clôture du Forum CIRGL mise en œuvre stratégie pour l’or de l’EMAPE : Antoinette N’samba appelle les États membres à éradiquer la contrebande minière pour améliorer les économies 

Published

on

Les lampions du forum régional sur la mise en œuvre de la stratégie pour l’or de l’exploitation minière et artisanale et à petite échelle ( EMAPE) se sont éteints le vendredi 15 septembre 2023 à l’hôtel Hilton de Kinshasa.

Tout au long de ce forum de 4 jours, co- organisé par le secrétariat de la CIRGL et le gouvernement congolais, les discussions ont orbité autour des conséquences considérables de la fraude et de la contrebande minière dans la filière aurifère, des effets néfastes sur les communautés, les moyens de substance et des besoins urgents de mettre en place un système de communication adéquate entre les États membres de la région.

Intervenant à la clôture de ces assises, la ministre des Mines, Antoinette N’samba Kalambay a, dans son harangue, appelé les États membres à éradiquer la contrebande minière pour améliorer les économies.

« Je saisis cette opportunité pour saluer l’engagement de tous les participants dans la réussite de ces assises, qui depuis 2018, n’ont été qu’un vœu. Je tiens également à remercier les différents Etats membres, ainsi que leurs pays experts qui se sont efforcés à trouver des solutions et à proposer des recommandations aux différents défis que chaque État rencontre dans le secteur aurifère (…). Ensemble, nous avons le pouvoir de transformer le secteur de l’or, d’éradiquer la fraude et la contrebande minière et respecter les limites transfrontalières de chacun afin d’améliorer nos économies, mais également la vie d’innombrables contraintes qui dépendent de l’exploitation et de la commercialisation de cette commodité pour leur substance », a-t-elle déclaré.

Néanmoins, ce membre du gouvernement  Sama Lukonde a invité les États membres de la CIRGL à activer la mise en œuvre des protocoles de non agression sur la répression du crime de guerre pour venir en appui de la mise en œuvre du protocole contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.

« Les États membres de la CIRGL devraient activer la mise en œuvre d’autres protocoles de non-agression sur la prévention et répression du crime de Guerre pour venir en appui de la mise en œuvre du protocole contre l’exploitation illégale des ressources naturelles aux fins de renforcer la stabilité dans sa sous-région », a-t-elle ajouté.

Les participants à ce forum ont formulé une kyrielle de recommandations dont l’une demande aux États membres de la CIRGL de s’engager à respecter les dispositions de l’article 5 du pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs afin de booster un commerce transfrontaliers responsable de l’or de l’exploitation artisanale et à petite échelle.

Dostin Eugène LUANGE ( Stagiaire Ifasic)/CONGOPROFOND.NET

Actualité

“Donnez-leur une petite correction” ou “Sortez-les et gardez-les” : Confrontation radicale entre le récit des enfants Mushobekwa et la version des policiers

Published

on

L’audience de ce jeudi 16 Avril 2026 a été le théâtre d’une confrontation saisissante entre la parole des victimes présumées et celle des agents de sécurité commis à la résidence de Philémon Mambabwa. Au cœur de ce duel de versions, un enjeu sémantique crucial : les mots exacts prononcés par Philemon Mambabwa lorsque les trois garçons ont été extraits de la salle de bain où ils s’étaient réfugiés.

Claudien Likulia maintient avec fermeté avoir entendu Philémon Mambabwa ordonner aux policiers : “Donnez-leur une petite correction”. Une phrase qui, selon lui, a immédiatement justifié le déferlement de violence qui s’en est suivi : coups de câbles électriques, ligotage et séance de torture d’une vingtaine de minutes. Sakina, pourtant présente, a livré une version bien plus floue, traduisant l’injonction par un simple “Prenez-les et sortez avec eux”, tout en concédant que l’expression utilisée “ressemblait” à celle évoquée par Claudien.

Face à ce récit accablant, les deux policiers présents à la barre, Aaron et son collègue, ont opposé un démenti catégorique et une version des faits radicalement différente. Selon eux, Philémon Mambabwa n’a jamais proféré l’ombre d’une menace ou d’un ordre de violence. La consigne était strictement fonctionnelle : “Prenez-les et gardez-les où vous êtes. Je veux voir leurs parents au matin”. Les agents ont soutenu que les trois jeunes gens n’avaient subi aucune brutalité entre leur sortie du salon et leur placement dans la guérite.

Mieux, ils ont décrit une scène quasi-domestique où, entre 5h et 7h du matin, les garçons regardaient paisiblement France 24 à la télévision en attendant l’arrivée de leurs parents. Une déclaration qui se heurte violemment aux constatations médicales et aux photos des ecchymoses présentées par la partie civile. Interrogé sur l’origine de ces blessures, le policier Aaron a émis l’hypothèse pour le moins provocatrice : “Ces photos, ils les ont faites chez eux. C’est leur maman qui a fait ça ?”.

La confrontation a également mis en lumière une divergence fondamentale sur le comportement des protagonistes. Claudien a décrit une extraction musclée menée par six policiers, deux par enfant, et une première vague de coups assénée dès le garage. Le policier Aaron, ceinture marron de karaté, a pour sa part justifié une intervention physique minimale par l’attitude “agitée à cause de Doley contenant du Whisky bu par le fils majeur de Madame Marie-Ange Mushobekwa” et “résistante” de Claudien, qui aurait proféré des menaces en se réclamant du statut de “fils de général et de la Ministre”.

Aaron a mimé à la barre un geste de maîtrise par le pantalon, niant fermement tout coup porté. La Cour se retrouve ainsi face à deux narrations irréconciliables : d’un côté, une scène de torture nocturne minutée ; de l’autre, une banale opération de maintien de l’ordre dans l’attente d’une confrontation parentale. La vérité judiciaire devra trancher entre le cri de douleur des enfants et le silence revendiqué par les gardiens.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading