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Clôture de la Table-ronde sur l’état de siège : à F. Tshisekedi le dernier mot, l’Ituri et Nord-Kivu « intraitables»
Les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu restent sur leur position : la levée « pure et simple » de l’état de siège, en vigueur depuis plus de 2 ans. C’est l’une des recommandations formulées à la clôture, ce mercredi 16 août 2023, de la Table-ronde pour évaluer ce régime spécial.
Au-delà de la levée de l’état de siège, les participants venus de l’Ituri et Nord-Kivu, plus de 130, ont sollicité du gouvernement congolais, le renforcement des opérations militaires mais aussi la redynamisation et l’accélération du programme DDRC-S pour la prise en charge des volontaires au processus de paix.
Après 3 jours de travaux en commission, le dernier mot appartient, maintenant, au chef de l’État congolais, à qui sera transmis les recommandations des participants. Il devrait prononcer la levée, le maintien ou la requalification de l’état de siège dans les prochains jours.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
