Sports
Clôture de la CAN handball féminin à Kinshasa : Largement satisfait, Isidore Kwandja croit en l’organisation de la CAN football en RDC
La République Démocratique du Congo a organisé la 26 ème édition de la coupe d’Afrique des Nations de handball féminin senior à Kinshasa. Il s’agit de la première CAN toutes disciplines confondues, organisée au pays de Félix Tshisekedi.
Un acteur sociopolitique de la République Démocratique du Congo estime que l’organisation des 9 èmes jeux de la Francophonie constitue, cependant, un chemin balisé pour vivre ici, au Congo, la coupe d’Afrique des Nations de football.
« Aujourd’hui nous sommes très heureux d’avoir assisté à la cérémonie de clôture de la 26e édition de la Coupe d’Afrique des nations de handball féminin senior à Kinshasa. C’est une première CAN, toutes disciplines confondues, organisée en RDC. Avec l’organisation des Jeux de la Francophonie à Kinshasa, sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, notre pays s’est doté des infrastructures sportives des standards internationaux. Cela a permis justement de déblayer le terrain en vue d’accueillir des compétitions sportives continentales, telles que la Coupe d’Afrique des nations de Handball féminin qui vient de s’achever sans encombre, avec une belle victoire de l’Angola face au Sénégal.
Nous espérons fermement que notre pays va accueillir la Coupe d’Afrique des nations de football, comme l’avait souhaité le Président de la République, pendant la campagne présidentielle de 2023 », a estimé Isidore Kwandja Ngembo.
Il a, en d’autre version, traduit sa gratitude aux organisateurs et tous ceux qui étaient impliqués.
« Nos très sincères félicitations au Président de Fédération nationale de handball féminin congolais, Amos Mbayo Kitenge, et au Président de la Confédération Africaine de Handball (CAHB), Dr Mansourou Arèmou, pour cette belle organisation de la 26e CAN Handball à Kinshasa.
Quant à moi, j’ai été très honoré de remettre une médaille à une athlète de la 26e CAN handball féminin de Kinshasa 2024 », a-t-il dit.
La 26ᵉ édition du Championnat d’Afrique des Nations de handball féminin s’est joué du 27 novembre au 07 décembre à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, avec la participation de 12 nations.
Le jeudi 19 septembre 2024, s’est déroulé, à Kinshasa, la cérémonie de tirage au sort des pays concernés en présence de plusieurs autorités politico-sportives de la RDC, dont le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, le Ministre des Sports et loisirs, Didier Budimbu.
S’adressant à l’assistance, le président de la Confédération africaine de handball, le béninois, Aremou Mansourou, avait remercié les autorités congolaises d’avoir sollicité l’organisation de cette compétition féminine à Kinshasa, ce, après que le désistement de Cap-Vert.
« Tout le monde sait que Kinshasa, c’est une ville hospitalière et accueillante. Aujourd’hui, elle a encore brillé par sa prise de responsabilité d’organiser cette compétition. Nous saluons et remercions le président de la République, Félix Tshisekedi, d’avoir accepté que cette compétition se déroule chez lui. Et nous sommes convaincus que la presse congolaise, qui est réputée passionnée du sport, accompagnera brillamment cette édition », avait-il dit.
Faustin Nkumbi/CONGOPROFOND.NET
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
