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Culture

Class stage 2025 : Rodrigo Gukwikila compte initier les étudiants à la culture de « Business Art »

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En collaboration avec l’Académie des Beaux-Arts (ABA), la plateforme artistique Bilanga Mobile encadre les étudiants en fin des cycles en arts plastiques du parcours peinture de cet Alma mater. Ce lundi 16 juin 2025, 10 stagiaires professionnels ont pris part à l’ouverture du Class Stage 2025, dans la commune de Kintambo.

Précurseur de Bilanga Mobile, le peintre et dessinateur Rodrigo Gukwikila a confié que l’objectif est d’initier les étudiants à la culture de Business Art, renforcer leurs capacités afin de travailler sur différentes techniques artistiques. « Le feu professeur Bamba Ndombasi me disait que le Congo est un grand pays, on y enseigne toutes les techniques artistiques, le problème c’est la promotion des artistes pour qu’ils s’en sortent. La nouvelle génération, vous devez faire du business Art dans la société », a-t-il ressassé ces paroles du père de la céramique moderne.

« Semer dans l’imagination » n’est pas que le slogan de Bilanga Mobile, c’est surtout une philosophie qui consiste à travailler avec des jeunes artistes, ajouter quelque chose dans leur carquois, expliquer comment développer l’art au Congo afin que ces derniers deviennent véritablement des artistes. « Ils apprendront sur le marché, la réalité du terrain. L’université reste dans le carcan académique mais avec le stage professionnel, ils se sentent libérales, c’est un autre espace. Ils arriveront à adapter l’art dans la société », a-t-il expliqué.

Pendant ce séjour professionnel, ces artistes stagiaires auront le privilège de restaurer une fresque réalisée par leurs prédécesseurs en 2023, ils iront à Nsele, travailler dans un site touristique où se trouvent un espace, un atelier et une galerie Bilanga Mobile, puis à Maluku pour d’autres séances pratiques. «Nous allons surtout nous orienter dans ce rythme de la créativité. Nous allons mettre toutes les techniques en jeu, si possible, nous pourrions avoir une exposition à la fin. On reste serein et objectif dans ce que nous savons faire », a fait savoir le précurseur de l’Expo Espace Observé, en janvier de l’année en cours.

Bilanga Mobile a dans son effectif plusieurs réalisations, notamment à Mbuma Kimpwanza, Open art, À propos du 6 avril, récemment à Nsele avec l’exposition Espace Observé qui a visé la décentralisation et la démocratisation de l’art au profit d’un public qui n’en a pas l’habitude. Encadrant des étudiants depuis plus de cinq (5) ans, cette plateforme organise des formations, des ateliers, différentes activités dans des écoles, avec des enfants, en l’occurrence Studio Art parascolaire au complexe scolaire Nyota.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute

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La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.

Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée

Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.

Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».

La question sensible des violences

L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.

Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».

Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.

Une gestion “familiale” de la situation ?

Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.

Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.

Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.

Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.

Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

 

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