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Clarification de Vital Kamerhe : 500 OU 513 députés rémunérés, une polémique stérile
L’explication apportée par l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale Vital Kamerhe concernant la controverse entourant le nombre de députés rémunérés en RDC a dissipé les doutes et clarifié la situation. Selon Mwalimu, seuls 500 députés nationaux perçoivent une rémunération, les 13 autres étant des anciens chefs des corps du parlement bénéficiant des avantages prévus par la loi.
Cette mise au point intervient suite à une polémique lancée par l’entourage du Ministre du Budget Aimé Boji, laissant entendre que 513 députés étaient rémunérés, au lieu des 500 prévus. Vital Kamerhe qualifie cette polémique de cynique et malveillante, soulignant le caractère inutile de cette controverse qui manque toute objectivité à défaut d’être constructive.
La clarification apportée par le « Pacificateur » met fin à une querelle sans fondement, démontrant qu’il est essentiel de vérifier les faits avant de propager des informations erronées. En rappelant que les 13 personnes supplémentaires concernées sont des anciens chefs des corps du parlement, Vital Kamerhe met en lumière le respect de la législation en vigueur.
C’est une question de transparence dans la gestion des finances publiques. Cette affaire souligne l’importance de la rigueur dans la communication officielle et la nécessité d’éviter les manipulations politiques visant à semer la confusion. La polémique sur le nombre de députés rémunérés, désormais dissipée, rappelle qu’une analyse objective des faits est indispensable pour éviter les malentendus et les interprétations erronées.
Au-delà de cette controverse, il est essentiel de maintenir un dialogue constructif et transparent entre les différentes institutions pour assurer une gestion saine et responsable des ressources publiques. La clarification apportée par Vital Kamerhe contribue à rétablir la vérité et à recentrer le débat sur des questions fondamentales pour le bien-être de la nation congolaise.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Audits favorables et résultats à l’appui à la CFEF: La défense d’Alain Lungungu contre-attaque
À peine publiée, la décision du ministre des Finances suspendant à titre conservatoire le coordonnateur national de la Cellule d’Exécution des Financements en faveur des États fragiles ( CFEF), Alain Lungungu Kisoso, fait déjà l’objet d’un recours formel. Dans une correspondance adressée aux autorités compétentes, ses conseils juridiques dénoncent une mesure « entachée d’irrégularités graves ».
Pris le 13 avril 2026, l’arrêté est accusé de reposer sur des griefs non étayés et de violer les principes fondamentaux du droit administratif. « Cette décision met en cause notre client sans qu’il n’ait jamais été entendu ni informé des accusations portées contre lui », fustige la défense.

Le principe du contradictoire au cœur de la contestation
L’un des principaux axes du recours repose sur la violation du principe du contradictoire. Selon les avocats, Alain Lungungu n’aurait reçu aucune notification préalable lui permettant de préparer sa défense.
Un manquement qui constituerait, à leurs yeux, une atteinte directe aux droits fondamentaux garantis par la Constitution et les lois de la République. « Les droits de la défense ne sont pas une option, mais une obligation dans tout État de droit », martèlent-ils.
Des accusations jugées infondées par la défense
Sur le fond, les conseils d’Alain Lungungu rejettent l’ensemble des accusations ayant conduit à sa suspension. Le dossier lié au projet PDL-145T, présenté comme un élément déclencheur, aurait été classé sans suite par la justice faute de preuves.
Concernant les soupçons de détournement, ils évoquent des audits réguliers ayant certifié la gestion de la CFEF sans la moindre réserve, remettant ainsi en cause la solidité des griefs avancés.
Une gestion financière validée par des audits indépendants

Les éléments produits dans le recours mettent en avant une gestion jugée conforme aux normes en vigueur. Selon la défense, les contrôles effectués par des institutions compétentes n’ont relevé aucune anomalie majeure.
« Tous les flux ont été retracés, certifiés et jugés conformes », assurent les avocats. Les rapports d’audit, notamment ceux réalisés par des cabinets indépendants et la Cour des comptes, auraient été validés sans réserve par les bailleurs de fonds.
Le programme PDL-145T au centre des tensions
Le programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) apparaît comme le nœud du litige. Si des retards dans l’exécution des travaux sont reconnus, la responsabilité directe du coordonnateur est contestée.
La défense attribue ces dysfonctionnements aux entreprises contractantes ainsi qu’à des contraintes logistiques majeures, notamment l’enclavement de certaines zones et les difficultés sécuritaires sur le terrain.
Des performances mises en avant pour relativiser les griefs

Les résultats enregistrés dans le cadre du PDL-145T sont également invoqués pour appuyer la défense d’Alain Lungungu. Au 31 mars 2026, 386 ouvrages sur les 635 prévus ont été réceptionnés, soit un taux d’exécution de 60,8 %.
Ces réalisations comprennent 233 écoles primaires, 116 centres de santé et 37 bâtiments administratifs, tandis que 92 autres infrastructures seraient en phase de finition.
Selon des sources proches du dossier, ces performances sont jugées globalement satisfaisantes au regard du contexte opérationnel difficile. Elles sont présentées comme un argument supplémentaire en faveur du caractère contestable des accusations ayant conduit à la suspension.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
