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Cimetière Tshiwaya à Kasumbalesa: La quiétude des morts troublée, les services de l’État et certains particuliers pointés du doigt

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La profanation du cimetière Tshiwaya à Kasumbalesa a atteint un niveau très inquiétant.

Du jour au lendemain, dans l’indifférence quasi totale des autorités, ce site visiblement appartient au passé. Des vivants remplacent les morts par la construction des bâtisses sur les tombes sans le moindre remord.

En effet, des constructions s’y poursuivent sans inquiétude, des avenues sont même bien tracées, des églises s’y implantent, des maisons commerciales poussent comme des champignons, même une école est construite ! Cerise sur le gâteau, les actes relevant du pouvoir de l’État sont aussi posés.

Une situation qui a rendu impossible la célébration de la journée des morts dans ce cimetière. Plus grave, la population de cette zone consomme une eau des puits creusés au cimetière !

Interrogés, les occupant accusent les services de l’État et certains particuliers d’être à la base de ce lotissement.  » Nous sommes en ordre avec l’État, via ses services, nous avons des documents, nous ne sommes pas venus de nous même ici ! », déclare un habitant du cimetière Tshiwaya.

Notons que tous les efforts fournis par le maire de Kasumbalesa, Maître André Kapampa, pour déloger la population au cimetière, par respect aux morts, ont accouchés d’une souris.

Joseph Malaba/Congoprofond.net

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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »

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Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.

À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.

« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.

Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».

Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.

Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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