Société
CICR-RDC : Des journalistes de Kinshasa outillés dans la lutte contre les violences sexuelles
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a organisé, le jeudi 08 décembre 2022, un atelier de formation des journalistes sur la lutte contre les violences sexuelles en République Démocratique du Congo.
Une vingtaine de chevaliers de la plume et du micro venus de différents organes y ont pris part.
En effet, la salle Lubumbashi de Pullman Grand Hôtel de Kinshasa a servi de cadre à cet atelier qui s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, qui se déroulent du 25 novembre au 10 décembre 2022.
Occasion pour le chargé du dossier « violences sexuelles » au CICR-RDC, Isaac Sadiki, de préciser que « l’objectif était vraiment de pouvoir présenter aux acteurs des médias le travail que fait le CICR dans la lutte contre les violences sexuelles en RDC, mais aussi notre mandat en tant qu’acteur neutre, impartial et indépendant, par rapport à l’action humanitaire au pays ».
Notons que cette formation poursuivait également l’objectif de présenter aux professionnels des médias, les normes éthiques à retenir dans la réalisation des interviews avec les survivants de violences sexuelles, car l’information est aussi une forme d’assistance qui peut sauver des vies en RDC.
En revanche, ayant bénéficié de quelques notions liées aux violences basées sur le genre (VBG), les journalistes sont appelés à jouer leur partition dans le travail ardu de lutte contre ces formes de violence.
« En retour, en tant que journalistes et acteurs d’influence au niveau de la communauté, vous pouvez influencer positivement certains comportements au niveau national et faciliter l’accès au service, pour les survivants de viols et violences sexuelles », a martelé Isaac Sadiki.
Durant toute la journée, ces professionnels des médias de Kinshasa ont passé de moments d’échanges fructueux qu’ils sont appelés à capitaliser, pour l’intérêt général de la communauté congolaise.
Jules KISEMA KINKATU/ CONGOPROFOND.NET
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
