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CICR : 25 ans d’action humanitaire au Kivu, les besoins restent encore énormes
C’est par des activités artistiques que le Comité Internationale de la Croix-Rouge( CICR) a célébré ses 25 ans au Kivu à la maison des jeunes de Goma le week-end dernier.

A cette occasion, il y a eu proclamation des jeunes qui ont participé au concours de dessin que cette organisation humanitaire a organisé pour marquer d’un cachet spécial cette journée.
Pour le chef de la sous-délégation du CICR Nord-Kivu, le travail n’a pas été facile dans cette partie de la RDC vue la situation sécuritaire qui y prévaut.
« Avec un Kivu où il y a l’insécurité, ça n’a pas été facile pour bien accomplir notre mission. Nous avons pu unir les personnes qui se sont séparées de leurs familles. On a fait quelque chose pour cette population. Pour l’assister. Par ailleurs, notre neutralité nous a aidé à réaliser nos objectifs sur terrain », a dit Carlos Bataillas.
Cette manifestation ne vise pas seulement à faire connaître l’action humanitaire du CICR durant les 25 dernières années, mais surtout à saluer le courage et la résilience des populations du Kivu. Malgré toutes les souffrances et les violences auxquelles ils font face, les Congolais nous ont toujours impressionnés par leur capacité de reprendre leur vie et de surmonter toutes les difficultés, a-t-il ajouté.
A part la réunification des milliers de personnes qui ont été séparées de leurs proches à cause du conflit armé, le CICR continue à soigner les blessés de guerre, subvenir aux besoins essentiels en terme de nourriture et eau ainsi que sensibiliser les porteurs d’armes sur la nécessité de respecter les lois de la guerre et de la dignité humaine. » En dépit de cela, les besoins humanitaires ne font qu’augmenter au Nord-Kivu. Nous continuerons à agir, mais il est temps que ce cycle de violence contre la population cesse », a indiqué Carlos Batallas.
Précisons qu’une autre manifestation similaire se tiendra au collège Al Fajiri de Bukavu, le 22 août 2019
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
