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CICR : 25 ans d’action humanitaire au Kivu, les besoins restent encore énormes
C’est par des activités artistiques que le Comité Internationale de la Croix-Rouge( CICR) a célébré ses 25 ans au Kivu à la maison des jeunes de Goma le week-end dernier.

A cette occasion, il y a eu proclamation des jeunes qui ont participé au concours de dessin que cette organisation humanitaire a organisé pour marquer d’un cachet spécial cette journée.
Pour le chef de la sous-délégation du CICR Nord-Kivu, le travail n’a pas été facile dans cette partie de la RDC vue la situation sécuritaire qui y prévaut.
« Avec un Kivu où il y a l’insécurité, ça n’a pas été facile pour bien accomplir notre mission. Nous avons pu unir les personnes qui se sont séparées de leurs familles. On a fait quelque chose pour cette population. Pour l’assister. Par ailleurs, notre neutralité nous a aidé à réaliser nos objectifs sur terrain », a dit Carlos Bataillas.
Cette manifestation ne vise pas seulement à faire connaître l’action humanitaire du CICR durant les 25 dernières années, mais surtout à saluer le courage et la résilience des populations du Kivu. Malgré toutes les souffrances et les violences auxquelles ils font face, les Congolais nous ont toujours impressionnés par leur capacité de reprendre leur vie et de surmonter toutes les difficultés, a-t-il ajouté.
A part la réunification des milliers de personnes qui ont été séparées de leurs proches à cause du conflit armé, le CICR continue à soigner les blessés de guerre, subvenir aux besoins essentiels en terme de nourriture et eau ainsi que sensibiliser les porteurs d’armes sur la nécessité de respecter les lois de la guerre et de la dignité humaine. » En dépit de cela, les besoins humanitaires ne font qu’augmenter au Nord-Kivu. Nous continuerons à agir, mais il est temps que ce cycle de violence contre la population cesse », a indiqué Carlos Batallas.
Précisons qu’une autre manifestation similaire se tiendra au collège Al Fajiri de Bukavu, le 22 août 2019
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
