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CHIP signe une 1ère médicale en RDC Congo  : Succès de l’intervention de Whipple/DPC sur une religieuse de 60 ans !

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La duodénomectomie céphalique (en sigle la DPC) appelée aussi intervention de WHIPPLE, est une intervention majeure dans la pratique de la chirurgie viscérale et digestive. C’est une intervention difficile au vu des rapports anatomiques complexes entre le bloc duodénopancréatique, les vaisseaux, le pédicule hépatique et aussi l’estomac. Cette intervention a été réalisée au Centre Hospitalier Initiative Plus (CHIP) le 6 février 2024 dernier par l’équipe opératoire composée, du côté chirurgie, par les docteurs George Sangana, Michel Mwepu, Olivier Bokolo et Mike Fani et, du côté anesthésie, par les docteurs Franck Nguvulu et Patrick Kasenda. La prise en charge en post-opératoire a été assurée, pour la réanimation médicale, par l’equipe composée des docteurs Jacques Mangalaboyi, Jean Claude Mwepu, Christian Wawa et Honoré Kabuya.

Cette intervention a été réalisée chez une patiente de 60 ans, une religieuse en provenance de Lubumbashi. Elle a été admise pour un syndrome de cholestase avec ictère, prurit, insomnies et troubles abdominaux. Une tumeur de la tête du pancréas a été diagnostiquée, documentée par un scanner thoraco-abdomino-pelvien (TAP, équipe du Dr Franck Mvumbi). L’intervention étant impossible à Lubumbashi, la patiente a été transférée à Kinshasa.

L’équipe de chirurgie et radiologie (de dr à g) : Drs Kabongo, Bokolo, Mwepu, Mvumbi, Sangana, Okeko, Fani

La DPC a été réalisée au bloc opératoire du CHIP Kiyo sur le boulevard du 30 juin, sous anesthésie générale. Il s’est agi d’une résection duodéno-pancréatique céphalique après dissection des vaisseaux mésentériques supérieurs, hépatique, et de la voie hépatique. Les chirurgiens ont ensuite rétabli la continuité sur une anse jéjunale montée par trois anastomoses successives avec le pancréas, la voie biliaire principale et l’estomac. Aucun incident n’a été noté en peropératoire. L’intervention a duré au total trois heures. Aucune complication post-opératoire n’est survenue.

Par la suite, la patiente a été conduite dans l’unité UREA du CHIP Flamboyants. Cette phase post-opératoire est très délicate et constitue souvent la pierre angulaire dans ce type d’intervention et, mal conduite, elle peut mener à un échec de l’intervention. Avec une attention quotidienne soutenue des différentes équipes, la patiente s’est progressivement améliorée et a repris une alimentation orale, une autonomie physique et une amélioration de sa fonction hépatique. Elle a pu enfin rejoindre l’hospitalisation avec quiétude. A bientôt plus de trois semaines, cette DPC constitue une première et une véritable réussite.

Pour le Docteur Georges Sangana, il s’agit là d’un pas crucial et d’une étape audacieuse dans les interventions chirurgicales complexes. Celles-ci ne peuvent être possibles que si un environnement médical et un plateau technique, comme il existe au CHIP, sont assurés, avec surtout aussi une équipe de réanimation post-opératoire solide et compétente.

L’équipe d’urgences et de réanimation UREA (g à dr) : Dr Jean Claude Mwepu, l’IDE Leya Makungu, Dr Jacques Mangalaboyi et Dr Christian Wawa.

A en croire le Dr Sangana : « Cette intervention nous donne beaucoup d’espoir pour le futur. Nous avons plusieurs patients en attente que nous préparons pour cette même intervention prochainement. Nous sommes rassurés de notre équipe et de celle de réanimation médicale. Bravo à l’ensemble du personnel, des équipes médicales, paramédicales, infirmiers et infirmières du bloc et d’UREA. Cela nous permet d’oser, d’avoir un peu plus d’audace, d’ouvrir la voie à d’autres types d’interventions. Nous encourageons nos autres confrères à faire équipe avec nous et d’être un peu plus entreprenants au regard des diverses compétences intra et extra-muros dont dispose notre pays ».

Dans l’avenir, on peut envisager ces types de chirurgie complexe en RDC. Avec un peu plus de moyens, mais surtout de la volonté et de l’audace, tout est possible car les compétences congolaises existent en RDC. Cela pourra sensiblement réduire le transfert des malades à l’étranger. Les patients peuvent se faire soigner convenablement au pays et, au moins, CHIP peut se féliciter de relever le défi pour ce type d’opérations. Comme d’autres interventions d’ailleurs.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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Coup d’État manqué ou tentative d’assassinat : Didier Kamerhe attend fermement le rapport officiel de la haute hiérarchie du pays

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Menée par Christian Malanga, un ancien membre des FARDC, la milice “New Zaïre” a orchestré, les petites heures du dimanche 19 mai 2024, une attaque meurtrière à la résidence de Vital Kamerhe, candidat au perchoir de l’Assemblée Nationale et une descente au Palais de la Nation, siège et bureau du président de la République.

La question sur la vraie cible de cette attaque se pose tant dans la population congolaise que dans la sphère politique et divise deux membres du Gouvernement Sama Lukonde II.

Selon le signataire d’un communiqué officiel publié quelques heures après cet acte, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, porte parole de l’exécutif national, confie que seuls le Palais de la nation, siège du bureau du Président de la République, et la résidence de Vital Kamerhe, en premier, ont été attaqués.

Cette version va se marier à celle du porte-parole des FARDC affirmant avoir déjoué un coup d’État et de l’épouse de Vital Kamerhe, Hamida Chatur, qui sur son compte X a témoigné “une attaque meurtrière qui a principalement ciblé son mari“.

Se confiant aux propos des assaillants, des nouveaux éléments d’apparence non relayés par le communiqué du Gouvernement et la presse congolaise, seront dévoilés le même jour par Jean-Pierre Bemba via le compte X de la Vice-primature, ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants.

Les résidences de la première ministre Suminwa Judith , du VPM de la défense, Jean-Pierre Bemba et de l’honorable Vital Kamerhe, avant l’étape du palais de la nation, étaient les principales cibles, selon les témoignages des assaillants“, lit-on.

14 heures après cet incident, Didier Kamerhe, frère de Vital Kamerhe, appelle la communauté congolaise à rester factuelle en attendant les résultats des enquêtes officielles en cours et soulèvent les quatre points suivants :

1. Le point de départ de ce qu’on présente officiellement comme tentative de renversement de pouvoir à Kinshasa est la résidence d’un simple député mais, il faudrait le préciser, candidat au poste du président de l’assemblée;

2. L’une des gardes du député sort de la parcelle en pleine nuit, soi-disant parce qu’il aurait vu des drones circuler dans le ciel et, comme par hasard, les assaillants profitent de son ouverture du portail pour le braquer, entrer dans la parcelle et le ligoter, pendant que d’autres engagent un échange des feux avec les autres gardes dont 2 seront tués avec un des assaillants;

3. Vue la résistance des gardes restés à l’intérieur de la parcelle du député en question, les assaillants vont se retirer pour prendre d’assaut le palais de la nation sans une résistance sérieuse sur les différentes barrières de sécurité de ce site hautement sécurisé du pays;

4. C’est après la tentative (d’assassinat) manquée à la résidence du député et prise d’assaut très facile du Palais de la nation que, seul, le commandant des assaillants sera abattu.

Optimiste, il soutient cette célèbre phrase “les faits sont sacrés mais les commentaires libres”, pour n’attendre que le rapport Officiel de la haute hiérarchie qui pourra démontrer les commanditaires de cette tentative de déstabilisation des institutions, des officiels et de Kinshasa.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET


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Bientôt le magazine CONGO PROFOND dans les kiosques à journaux : Simplicité, Pertinence et Découverte