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CHAN 2024 : Faverdi Bongeli et Esdras Makosi absents de la liste finale des 26 Léopards A’

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À quelques jours du coup d’envoi de la phase finale du CHAN 2024 au Kenya, le sélectionneur principal des Léopards A’, Otis Ngoma, a communiqué la liste définitive des 26 joueurs retenus. Ces derniers se trouvent actuellement en Tanzanie pour achever leur préparation, après l’annulation du stage initialement prévu en Algérie. L’objectif est clair : peaufiner les derniers réglages avant de rallier Nairobi, où les Congolais entameront leur campagne dans un groupe particulièrement relevé.

Deux absences majeures ont retenu l’attention dans cette liste : celle de Faverdi Bongeli (TP Mazembe) et d’Esdras Makosi (FC Les Aigles du Congo). D’après nos informations, les deux joueurs n’ont pas été retenus en raison de soucis de récupération physique. Après une longue et éprouvante saison en championnat national, ils seraient apparus physiquement diminués, ce qui a poussé le staff technique à prendre la décision de les écarter pour ne pas compromettre l’équilibre du groupe.

La RDC évoluera dans un groupe très compétitif aux côtés du pays hôte, le Kenya 🇰🇪, de l’Angola 🇦🇴, du Maroc 🇲🇦 et de la Zambie 🇿🇲. Pour espérer se qualifier au tour suivant, les Léopards devront faire preuve de rigueur, d’unité et d’une grande maîtrise tactique. Le staff technique compte sur l’expérience de certains cadres et la fraîcheur des nouveaux venus pour créer une alchimie capable de surprendre leurs adversaires.

Avec une riche histoire dans cette compétition — double championne en 2009 et 2016 —, la RDC se présente comme un outsider sérieux pour cette édition 2024. Le public congolais attend désormais que ces 26 Léopards, sélectionnés avec soin, fassent honneur au maillot et ravivent la flamme d’un peuple passionné de football.

Voici la liste complète des 26 Léopards A’ retenus par le sélectionneur Otis Ngoma pour défendre les couleurs de la RDC au CHAN 2024 : les gardiens Jackson Lunanga (DCMP), Brudel Efonge (AS Maniema Union) et Aimé Bakula (CS Don Bosco) .

En défense, Heltone Kayembe (FC Les Aigles du Congo), Osée Ndombelé (AS Maniema Union), Dieu Beni Ndongala et Magloire Ntambwe (TP Mazembe), Lolendo Mansanga (AS Vita Club), Jacques Kapanga (AC Rangers), Papy Kokeleya et Jonathan Mokonzi (St-Éloi Lupopo) ; au milieu de terrain, Miché Mika (St-Éloi Lupopo), Tukumbane Banga (FC Tanganyika), Dieu Merci Mbiyele et Linda M’Tange (FC Les Aigles du Congo), Âgée Basiala (AS Maniema Union), et Marzouk Diakana (DCMP) .

Enfin, en attaque, Oscar Kabwit (TP Mazembe), Enoch Molia (AC Rangers), Ibrahim Matobo (FC Les Aigles du Congo), James Mboma, Jephté Kitambala et Horso Mwaku (AS Maniema Union et St-Éloi Lupopo), Josué Kazema et Lyse Ntumba (St-Éloi Lupopo), ainsi que Talasi Madudu (AF Anges Verts).

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

Actualité

MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental

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À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.

« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite

Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.

Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.

Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.

Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.

Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.

Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.

 

Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.

Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.

Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.

À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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