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CHAN 2023: LE SÉNÉGAL VIENT À BOUT DE L’ALGÉRIE ET SE HISSE SUR LE TOIT DE L’AFRIQUE

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​L’Algérie et le Sénégal s’affrontaient samedi en finale du championnat d’Afrique des nations. Ce sont les Lions de la Téranga qui l’ont emporté à l’issue des tirs au but.

 

Après avoir remporté la Coupe d’Afrique des nations l’année dernière au Cameroun, le Sénégal a remporté le CHAN samedi. Le championnat d’Afrique des nations est une compétition continentale dont les sélections sont composées de joueurs qui évoluent uniquement dans leur championnat national.

 

Un important vivier de joueurs

C’est aux dépens de l’Algérie que les Lions de la Téranga se sont imposés à l’issue d’un match serré et tendu. Après prolongation (0-0), le Sénégal et l’Algérie qui jouaient cette compétition à domicile n’avaient pas réussi à se départager. Et il a donc fallu départager les deux équipes aux tir au but (4-5). Côté algérien, l’attaquant Aymen Mahious a notamment raté sa tentative après une prise d’élan hasardeuse.

 

 

 

363 jours après avoir remporté la première CAN de son histoire et après une Coupe du monde où, sans Sadio Mané, le Sénégal s’est fait éliminer en huitième de finale par l’Angleterre, c’est cette fois un nouveau titre continental.

 

Moins médiatisé que la CAN, le CHAN constitue l’antichambre de celle-ci et en dit long sur le vivier de joueurs qui pourraient à terme intégrer la sélection nationale A. Pape Thiaw, l’ancien Strasbourgeois, aujourd’hui sélectionneur de cette équipe du Sénégal bis, a su insuffler à cette génération une grande solidité défensive n’encaissant qu’un seul but dans toute la compétition. C’était face à l’Ouganda lors du match 2 des poules. Ce soir-là d’ailleurs, après s’être incliné face à un outsider, le doute était permis mais le Sénégal a su faire corps.

 

Timothée Maymon/

 

 

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Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante

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Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.

Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.

Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.

Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.

De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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