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Championnat National de Badminton : Kinshasa rafle tout
La 5e édition de la Coupe du Congo de Badminton a tiré ses rideaux ce lundi 30 décembre après 4 jours de compétition passés à Kinshasa au Shark Club dans la commune de la Gombe. Les Athlètes Kinois ont survolé cette 5e édition en étant sacrés dans toutes les catégories.
Nathan Okito chez les messieurs et Bernice BokoTsha chez les dames ont chacun été doublement titrés respectivement dans les épreuves simples et doubles seniors.
L’épreuve double mixte a été remporté par la paire Désiré kitonge – Sidonie Odia qui a battu en finale la paire Arodi Kimbulu – Bernice Okotsha. L’épreuve simple messieurs dans la catégorie junior a vu le sacre de Djino Lukusa devant Martin Kwon.
Des 7 provinces attendues seule la tshopo n’a pas pu rallier Kinshasa suite au manque des moyens financiers, Kinshasa, Kongo central, le Kasaï … étaient présentes.
Médard Lomboto, président de la fédération satisfait du bon déroulement de la compétition a déclaré:
« Je suis très flatté de la détermination de nos athlètes, vous aviez vu comment le badminton s’est appliqué, le niveau est tellement haut, je m’en réjouis pour ça. Nous avons travaillé avec les moyens de bord, c’est par l’amour de notre discipline qui nous pousse à organiser des compétitions. »

Médard Lomboto, le président de la Fédération
Le badminton est un sport de raquette qui oppose soit deux joueurs ou joueuses (simples), soit deux paires (doubles), placés dans deux demi-terrains séparés par un filet. Les joueurs et joueuses, appelés badistes, marquent des points en frappant un volant à l’aide d’une raquette afin de le faire tomber dans le camp adverse. L’échange se termine dès que le volant touche le sol ou reste accroché dans le filet.
Un match se joue au meilleur de 3 sets de 21 points chacun : le joueur ou l’équipe qui remporte 2 sets, gagne le match. Celui qui gagne un échange ajoute un point à son score.
À 20-20, le set est prolongé : le camp qui mène avec 2 points d’écart remporte le set (Exemple : 22-20, 28-26).
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
