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Ceux qui pensent qu’ils ont eu la présidence, ils seront obligés d’appliquer la continuité » ( Eve Bazaiba )
Plusieurs réactions ont fusé après la sortie du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba tant au niveau de la classe politique que la société civile.
La dernière en date est celle de Eve Bazaiba, secrétaire général du MLC.
Pour elle, ce nouveau gouvernement issu d’un hold up électoral va appliquer le programme du FCC et demeurer dans la continuité du régime kabila rejeté par le peuple.
« C’est un gouvernement, pour nous, issu d’un hold-up électoral. Donc, nous ne sommes pas concernés. Du point de vue social, nous osons croire qu’ils seront à la hauteur mais ma crainte est que c’est un gouvernement qui va appliquer le programme du FCC que la population a vomi, » a-t-elle déclaré sur la radio Okapi.
Et d’ajouter:
« Ceux qui pensent qu’ils ont eu la présidence, ils seront obligés d’appliquer la continuité. »
Toutefois, l’Ex-transfuge du MLC, félicite et encourage les femmes qui sont nommées dans ce gouvernement.
Elles représentent environ 17% du quota dans l’ensemble du gouvernement.
Elle les appelle à porter haut le flambeau de la femme congolaise.
« Moi, personnellement je voudrais encourager toutes les femmes qui ont été promues, en leur disant qu’être ministre est une charge et non un privilège. On leur a confié des responsabilités dans un moment très difficile et dans un environnement très difficile. Elles ont la responsabilité de porter haut le flambeau de la femme », a-t-elle indiqué.
Le premier gouvernement de Félix tshisekedi est composé de 66 membres, dont les nouvelles figures politiques représentent plus de 76 %.
Sa publication est intervenue ce lundi 26 août 2019 très tôt le matin juste avant le depart du président de la République pour le Japon où il assistera au TICAD 2019.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
