Actualité
CENI : réouverture du centre électoral bosolo pour les scrutins de Masimanimba et Yakoma le 15 décembre
Ce vendredi 13 décembre, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima, a procédé à la cérémonie officielle de réouverture du Centre Électoral Bosolo, situé dans le quartier Kingabwa, dans la commune de Limete. Cet événement marque le lancement des préparatifs pour les scrutins prévus à Masimanimba et Yakoma, le 15 décembre 2024.
Dans son allocution, le président de la CENI a souligné l’importance de cette initiative, qui vise à améliorer la transparence et la traçabilité des résultats électoraux. « Ce centre est la concrétisation de notre promesse de transparence électorale », a-t-il déclaré, affirmant que le Centre Électoral Bosolo représente un engagement fort de la CENI envers la démocratie en République Démocratique du Congo.
Le président a également évoqué les défis rencontrés lors des précédents scrutins, notamment la sécurité des matériels et du personnel électoral. Il a insisté sur la nécessité d’unir les efforts de tous les acteurs pour garantir des élections pacifiques et transparentes. « Chacun doit se repenser et jouer sa partition pour l’amélioration de notre processus », a-t-il ajouté.
Le Centre Électoral Bosolo offrira aux citoyens un accès direct et rapide à l’information électorale, réduisant ainsi l’anxiété et dissipant tout soupçon lors de la publication des résultats. La CENI prévoit de publier les résultats des élections de manière détaillée, bureau de vote par bureau de vote, dès le soir du scrutin.
Cette réouverture marque une étape significative dans l’évolution du processus électoral en RDC et témoigne de la volonté de la CENI de renforcer la confiance des citoyens envers les institutions électorales.
Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
