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CENI : les OSC bénéficiaires du PRISME saluent la publication de la feuille de route
Dans un communiqué de presse dont une copie est arrivée à Congoprofond.net, les organisations de la Société civile (OSC) bénéficiaires du Projet de Renforcement des Initiatives de Suivi des Mécanismes Électoraux (Prisme) relèvent avec satisfaction que la feuille de route publiée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) tient compte des délais constitutionnels. Ce document, affirment-elles, est explicite et quasi exhaustive quant aux activités à réaliser jusqu’en 2027.
Pour ces organisations, le principe de continuité de l’administration est effectif entre le Bureau actuel de la CENI et le bureau précédent du fait que certaines activités planifiées et/ou réalisées par l’équipe précédente sont capitalisées dans la feuille de route, notamment la mise à jour de la cartographie opérationnelle, les préparatifs de l’identification et enrôlement des électeurs.
Le plaidoyer, la concertation de toutes les parties prenantes et la sensibilisation de la population sont prévus à chaque étape des opérations du processus électoral. Et cela traduit la volonté d’ouverture de la CENI et permettra à la population, non seulement de s’approprier le processus, mais aussi y participer massivement, afin de renforcer ainsi la légitimité des élus.
Ces organisations constatent que la période d’accréditation des témoins, des observateurs et des journalistes parait suffisante et fait que le travail citoyen des observateurs de long terme sera permanent.
Aussi les organisations de la société civile bénéficiaires du Prisme félicitent-elles la CENI pour tous ces éléments qui sont de nature à contribuer à l’amélioration de la transparence, de la crédibilité et de l’inclusivité. Elles attirent cependant l’attention de la Centrale électorale sur un certain nombre de points qui méritent une attention particulière, la feuille de route ne met pas assez l’accent sur l’exigence d’information du citoyen par la CENI afin de permettre à celui-ci d’exercer son pouvoir de contrôle citoyen ; par ailleurs, il n’est fait mention nulle part des mesures d’application censées être un des instruments majeurs de gestion du processus électoral. Plus inquiétant, la feuille de route est muette sur des aspects critiques du processus.
En conclusion, ces organisations bénéficiaires du Prisme exhortent tous les intervenants, chacun en ce qui le concerne, en particulier, le Président de la République en tant que garant du bon fonctionnement des Institutions, à assumer pleinement ses responsabilités pour la tenue des élections dans le strict respect du délai constitutionnel, dans l’intérêt supérieur du pays.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
