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CENI : les confessions religieuses s’opposent à la réforme sur la désignation de son président
La proposition de loi visant à réformer la Commission électorale nationale indépendante (CENI), déposée récemment par le député national Meschak Mandefu , continue de susciter des réactions au sein de la classe sociopolitique.
Ce texte, qui aborde notamment des aspects techniques du processus électoral, remet également en cause le rôle des confessions religieuses dans la désignation du président de la CENI, un point jugé sensible.
Réagissant à cette initiative, l’archevêque Dodo Israël Kamba , président du Conseil international des Églises chrétiennes (CIC), a exprimé son opposition à toute remise en cause de cette prérogative. Selon lui, l’indépendance de la CENI doit être garantie vis-à-vis des acteurs politiques et non des confessions religieuses.
« On a besoin de crédibiliser la centrale électorale face à la communauté nationale et internationale », a-t-il déclaré dans des propos relayés par Regards Info, appelant à préserver le rôle actuel des Églises dans le processus de désignation.
L’archevêque a également rappelé les expériences passées, notamment en 2011, où le retrait de cette responsabilité aux confessions religieuses avait, selon lui, conduit à des tensions. Il a souligné que les réformes adoptées en 2013 et renforcées en 2021 ont permis de rétablir un certain équilibre entre les différentes composantes.
Tout en saluant l’initiative du député Meschak Mandefu sur la réforme de la loi organique de la CENI, il a insisté sur la nécessité de préserver l’autonomie et la dépolitisation de cette institution, estimant que toute modification doit éviter de confier ce rôle aux acteurs politiques eux-mêmes.
Dorcas Ntumba