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CENI: l’équipe Kadima affiche enfin complet !
Les trois membres restants et récemment nommés de la commission électorale nationale indépendante ont prêté serment ce jeudi 13 janvier 2022 devant la cour constitutionnelle.
Il s’agit de Didi Manara, Âgée Matembo Aje et Jean Ilongo Tokole, nouvellement investis, qui ont déclaré solennellement leur ferme engagement d’accomplir, loyalement le devoir de leurs charges.
À l’issue de cette cérémonie, Didi Manara, désormais 2e vice-président, Âgée Matembo (questeur) et Jean Ilongo Tokole (membre de la plénière) ont, aussitôt, été officiellement présentés à la salle Abbé Appolinaire Malu Malu de la Ceni en présence du président du bureau de la Centrale électorale, Denis Kadima Kazadi et de tout le staff.
De même que les nouveaux secrétaires exécutif national, Thotho Mabiku Totokani et son adjointe Marie-Josée Kapinga Bondo qui viennent de prendre leurs fonctions à la suite de leur nomination au terme d’un processus rigoureux de sélection. Celui-ci a consisté à une analyse des dossiers personnels des candidats suivie d’épreuves.
Occasion pour Denis Kadima Kazadi de souhaiter la bienvenue aux nouveaux arrivants venus rejoindre l’équipe dirigeante de la Ceni désormais au grand complet.
« Nous sommes maintenant au grand complet et devrons désormais nous mettre au travail. Nous avons déjà posé les jalons pour avancer dans nos travaux. Nous avons eu un Séminaire d’imprégnation durant lequel beaucoup de choses ont été réalisées notamment la feuille de route. Dès la semaine prochaine, nous allons organiser une autre activité sur la planification stratégique. Les fondamentaux se mettent en place, ce qui nous restait, c’était justement ce complément et il y a aussi un problème de ressources. Nous avons entrepris des contacts avec les autorités gouvernementales, le Premier ministre et un certain nombre de ministères. Ils ont été réceptifs et attendons leurs réactions. La Ceni est une institution qui vit de la dotation gouvernementale. En espérant qu’ils vont réagir assez vite pour nous permettre de réaliser une série d’activités. À commencer par les élections de gouverneurs et vice-gouverneurs ainsi que d’autres actions notamment l’inscription des électeurs et autres pour avancer dans ce processus électoral. Nous avons fait notre part, plus de raison de tergiverser, nous devrons nous mettre au travail », a indiqué le président de la Ceni.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
