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Culture

CENCO : 2 religieux proposent la création d’une commission autonome de la pastorale de la Santé

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Le monde scientifique et littéraire vient de s’enrichir d’un nouvel ouvrage, œuvre de l’abbé Firmin Mboma (prêtre du diocèse de Kenge): « Quel futur après covid19 : une pastorale sanitaire de proximité »

Cet ouvrage de 133 pages, édité par Éditions Feu Torrent en mai 2021, traite d’un sujet d’actualité: la problématique de la santé dans le contexte du coronavirus.

Firmin Mboma et Léon Mukwa Kiere (co-auteur, recteur du collège Saint Jean Bosco de Kenge) jettent un regard perspectif de la vie après la pandémie de coronavirus. Dans ce livre, ils recensent les notions et les idées que les hommes se font de l’origine de la pandémie qui a mis le monde entier en difficulté. Ils éclairent la pensée et attirent l’attention de ceux qui attribuent l’origine de covid19 à la colère de Dieu contre l’humanité.

Mieux que simples théoriciens, abbé Firmin Mboma et le frère Joséphite de Kinzambi proposent la création au sein de la Cenco (conférence épiscopale nationale du Congo) d’une commission autonome de la pastorale de la santé.

Ils conçoivent cette nouvelle commission comme une opportunité pour l’église catholique dans son engagement pour la promotion et la prévention de la santé totale de ses fidèles.

Les deux prêtres de Kenge estiment que la sous-commission de « pastorale des malades » incluse au sein de la commission épiscopale Caritas-Développement ne serait pas suffisante pour trouver des solutions aux problèmes de santé des populations dans leur globalité.

Tout en reconnaissant le rôle de l’église catholique (par ses structures de santé) dans les soins médicaux, les auteurs soulignent l’importance à accroître son efficacité « en prenant en compte les autres dimensions de la santé, notamment l’accompagnement psychosomatique, la formation des aumôniers, la dimension relationnelle, spirituelle, etc ». Pour eux, « la pastorale de la santé en RDC ne tourne pas encore à la vitesse de croisière ». Ils constatent que le fait que la pastorale de la santé est enfermée comme une sous-commission « ad experimentum » au sein de la Caritas, « cela n’aide pas son émancipation ». « Car on s’occupe uniquement de l’aspect technique de la santé : médicaments, pharmacie, etc.(sans tenir compte des autres dimensions de la santé) ».

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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