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Célébration des droits des femmes : FIFEF lance le café populaire de la résolution 1325

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En marge de la célébration du mois de la femme, le forum international des femmes de l’espace francophone (FIFEF ) a lancé officiellement le café populaire de la résolution 1325, ce vendredi 12 mars dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères à Kinshasa Gombe.

20 années se sont écoulées depuis que le conseil des Nations-Unies avait adopté à l’unanimité la résolution 1325 portant droits des femmes, paix et sécurité. La question de l’implication des femmes dans la gestion des conflits qui faisait d’ailleurs parti des recommandations n’est toujours pas d’application en RDC.

Au cours de ce café populaire, plusieurs intervenantes se sont succédées, pour évoquer justement certains points qui devraient être pris en compte dans le cadre de la résolution 1325.

La conseillère spéciale du chef de l’État Chargée de la jeunesse, genre, violences faites à la femme, Chantal Yelu Mulop, a quant à elle insisté sur les efforts du président de la République, en mettant en place un état de droit dans le but de faire respecter les instruments juridiques nationaux et internationaux sur les droits humains. « Dans ce contexte de crise dûe à la pandémie de covid19, les conditions des femmes ainsi que la situation de paix dans notre pays connaissent des stagnations. Heureusement que les efforts sont fournis pour faire respecter les droits des femmes. Mon bureau est à pied d’œuvres pour la réalisation des actions concrètes notamment l’analyse de l’état de lieux des violences faites aux femmes, la validation de la feuille de route, la mise en place du centre d’appels avec un numéros vert le 122 pour dénoncer les violences faites aux femmes. Bientôt, le président de la République va prononcer devant la nation la tolérance zéro immédiat contre les violences sexuelles et basées sur le genre, ainsi nous devons nous battre pour la reconnaissance de notre place dans la société afin de participer activement dans la prise de décision qui nous concerne tous », a conclu Chantal Yelu Mulop tout en lançant un appel pour un soutien à un leadership féminin exemplaire pour un futur égalitaire.

Annie Bambe, présidente de la coalition Beijing +25 et FODJEC, a son titre d’ambassadrice de la résolution 1325 a insisté sur le fait de faire participer les personnes les plus concernées par ces différents conflits notamment les femmes et les enfants. Elle a évoqué les quatre piliers de la résolution 1325 à savoir : la participation, prévention, protection et poursuite de relèvement du service de secours pour la réparation .

S’agissant de la participation, la présidente de la coalition Beijing +25, a insisté sur le fait que les doléances des femmes devraient être prises en compte en premier.

« Nous avons constaté que sur le plan de la participation effective des femmes dans la résolution des conflits ou dans le cadre des accords de paix, les femmes, premières victimes sont toujours mis à l’écart. Alors qu’elles devraient normalement participer au même titre que les hommes. Notre constitution recommande à ce que les femmes prennent part aux négociations d’autant plus qu’elles sont impliquées. C’est pour cela que nous militons pour que cette participation soit réellement effective », a dit Annie Bambe. Elle a précisé que pendant la période de guerre, les femmes sont utilisées pour transporter les armes sur leurs têtes comme des fagots des bois et d’autres dans leurs bassins afin de payer inaperçu.

Cependant, lorsqu’il s’agit de se mettre autour d’une table pour trouver des solutions, elles sont carrément écartées comme si elles n’avaient servi à rien.

La lutte pour la reconnaissance et le respect des droits des femmes doit continuer jusqu’à l’atteinte des objectifs.

Denise Nzila, coordinatrice de FIFEF a lancé un appel au chef l’État afin de faire respecter les instruments juridiques du pays sur la résolution 1325 ainsi que les droits des femmes.

Elda Along /Congoprofond.net

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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