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Cedrick Bakambu dénonce les massacres à l’Est de la RDC : « Tout le monde voit, mais tout le monde se tait »
Dans une publication récente sur les réseaux sociaux, le footballeur international congolais Cedrick Bakambu a vivement critiqué le silence qui entoure les massacres perpétrés à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans un appel poignant, il a appelé à accorder autant d’attention à cette situation tragique qu’à d’autres événements médiatiques, tels que la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
Dans son message, Bakambu exprime sa profonde préoccupation face à la violence et à la souffrance endurées par les populations de l’Est du Congo. Il souligne que malgré le fait que ces massacres soient largement visibles, ils restent souvent ignorés ou minimisés par la communauté internationale.
« 🇨🇩 Tout le monde voit les massacres à l’Est du Congo. Mais tout le monde se tait. Mettez la même énergie que vous mettez pour parler de la CAN pour mettre en avant ce qu’il se passe chez nous, il n’y a pas de petits gestes « , déclare Bakambu dans son message.
Le joueur de football appelle à une prise de conscience collective et à une action immédiate pour mettre fin à cette violence persistante. Il exhorte les médias, les personnalités publiques et le grand public à accorder une attention soutenue à la crise humanitaire en cours dans l’Est de la RDC.
Les massacres dans cette région ont entraîné d’innombrables pertes en vies humaines et des déplacements massifs de populations. Les civils, en particulier les femmes et les enfants, sont les principales victimes de cette violence, qui est souvent liée à des conflits armés, des groupes rebelles et des intérêts économiques.
La déclaration de Cedrick Bakambu a suscité une réaction importante sur les réseaux sociaux, avec de nombreux internautes exprimant leur soutien à sa demande de mettre en lumière les atrocités commises à l’Est de la RDC.
Il est crucial que la communauté internationale, les gouvernements et les organisations humanitaires intensifient leurs efforts pour protéger les populations vulnérables dans l’Est de la RDC et mettre fin à ces massacres insensés. Les paroles de Cedrick Bakambu rappellent l’importance de donner une voix à ceux qui souffrent en silence et de combattre l’indifférence face à de telles atrocités.
La situation à l’Est de la RDC nécessite une attention urgente et une action concertée afin de prévenir davantage de pertes en vies humaines et de souffrance. Les paroles de Cedrick Bakambu sont un appel à l’action, rappelant à la face du monde que chacun a un rôle à jouer pour mettre fin à cette tragédie humaine.
Désiré Rex Owamba /CONGO PROFOND.NET
À la Une
Beni sous le choc : 7 membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangese, tués dans une attaque attribuée aux ADF
La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins 7 civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026, au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté plusieurs personnes à l’arme blanche avant de poursuivre leur assaut dans d’autres parties de Ngadi », a confié un jeune résident du quartier.
Après cette première attaque, les hommes armés auraient étendu leur incursion à d’autres zones de Ngadi. Outre les six victimes dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et conduits vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.
La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des figures les plus populaires de la région. Son décès a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent une nouvelle fois la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.
Cette attaque remet en lumière les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
