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Sports

Cedrick Bakambu à la CAN 2023 : L’homme derrière l’attaquant

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Dans l’arène de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 en Côte d’Ivoire, Cedrick Bakambu, bien que critiqué pour son manque d’efficacité devant les buts, a transcendé les attentes en se révélant comme un homme au-delà des chiffres.

Alors que l’habitude est de ne pas féliciter un échec, Bakambu captive l’attention en sensibilisant par un geste symbolique : le pistolet sur la tempe et la main sur la bouche, un geste puissant qui transcende les limites du terrain pour résonner à travers l’équipe nationale et au-delà, touchant profondément la société africaine.

Au-delà du terrain, Bakambu incarne plus qu’un simple joueur de football. Son geste, symbolisant le silence coupable face au genocide du peuple congolais, a élevé des conversations importantes. En effet, l’équipe nationale de la RDC a bravement soulevé le sujet du génocide congolais, forçant ainsi la communauté internationale à prendre conscience et à agir pour sauver des vies dans l’Est de la RDC.

Ainsi, bien que les statistiques de buts puissent parfois décevoir, la contribution de Cedrick Bakambu dépasse largement le terrain de jeu. En associant son talent sportif à un engagement symbolique et social significatif, il incarne un homme qui mérite notre respect et notre admiration, non seulement pour ses actions sur le terrain, mais aussi pour son impact au-delà du football, où sa voix et ses gestes portent des enjeux cruciaux pour la société africaine et au-delà.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Sports

Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens

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En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.

« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.

Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.

En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.

À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.

Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.

Adonikam Mukendi, stagiaire UCC

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