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Cédric Bakambu : « Ibenge et N’sengi Biembe sont des compétiteurs… »
Actuellement en confinement à Paris suite à la pandémie de COVID-19, l’attaquant-vedette congolais, Cédric Bakambu, s’est confié en exclusivité au micro de Canal Plus ce dimanche 05 avril 2020, sur plusieurs sujets, notamment l’équipe nationale de la RDC, son club chinois de Beijing Guoan, mais également son transfert avorté pour Barça au mois de janvier dernier.
Toujours avec l’equipe nationale des Léopards conduite par Christian N’sengi Biembe, Cédric Bakambu relève que le nouveau coach insiste beaucoup plus sur le fond de jeu, malgré les deux matchs nuls concédés lors de deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2021.
« On n’a pas mal joué les deux premiers matchs. Mais quand vous dirigez une sélection nationale, le peuple n’attend que des résultats. J’espère qu’on remportera notre première victoire aussi rapidement sous l’ère de notre nouveau coach. J’ai confiance au coach. On a juste manqué de la réussite de nos deux dernières sortie face au Gabon et à la Gambie », explique t-il.
À la question de savoir ce qui a vraiment changé en équipe nationale après le départ de Jean Florent Ibenge et l’arrivée de Christian N’sengi Biembe, Bakambu a répondu : « Le deux sont des compétiteurs et ont toujours soif de vaincre. Mais, leurs méthodes sont différentes. Christian met beaucoup plus l’accent sur le fond de jeu, précédemment on se focalisait sur la victoire. Mais je pense qu’à partir du moment où nous allons gagner notre premier match officiel avec N’sengi, je pense qu’il y aura un déclic qui nous permettra d’enchainer sur les bonnes prestations. Je n’ai pas aussi dit qu’on ne produisait pas du beau football auparavant, sauf que c’était par intermittence. Là, le souci du coach est d’empreigner le rythme à chaque match… »
Signalons par ailleurs que l’international a révélé que son plus grand rêve reste de jouer la Coupe du Monde avec les Léopards, surtout après la qualification manquée à deux doigts de la dernière édition Russie 2018.
« Je pense que sur l’ensemble de la campagne, on n’a pas grand chose à se reprocher. C’était juste le manque d’expérience qui nous a coûté la qualification. C’était une très belle campagne, on n’a pas été assez malin face à la Tunisie », reconnaît l’ancien Sochalien en France.
Pour son avenir, Bakambu affirme être toujours concentré pour l’instant avec le Beijing Guoan (Chine), mais un retour en Europe n’est pas exclu.
À propos de son transfert avorté du côté du FC Barcelone, le Congolais a déclaré : « Je n’avais pas aussi bien compris ce qui s’est passé. Mais le FC Barcelone est une grosse institution. Le choix n’est pas fait par une seule personne. Mais ce que j’ai retenu, les écuries européennes ont toujours un regard sur moi. Ce qui me motive. Je ne sais pas quand je peux revenir en Europe, mais ce n’est pas exclu ».
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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« Félix Tshisekedi est et reste notre choix » : Dany Mukendi Wa Dinanga plaide pour une nouvelle Constitution et la poursuite du leadership présidentiel
Pour Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle et observateur de la vie politique congolaise, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC ne doit être ni tabou ni confisqué. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme le garant de la souveraineté nationale et de l’essor économique du pays.

Le référendum, un droit constitutionnel du peuple
Dany Mukendi estime qu’il est parfaitement légitime pour les Congolais de réfléchir à leur avenir et aux mécanismes de gouvernance de leur pays.
Selon lui, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures.
À l’en croire, la loi fondamentale offre déjà un cadre permettant d’engager cette réflexion. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100.000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État à l’initiative populaire. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.
Guerre dans l’Est : une nuance juridique
Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte sa propre lecture juridique.
Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il.
Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100.000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais.
Une présidentielle impossible sans l’intégrité du territoire
L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielles.
Pour Dany Mukendi l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national.
Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces.« Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir.
« La démocratie, c’est la majorité »
Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques.
Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques.
Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il.
Une Constitution à refonder
Très critique envers l’actuelle Constitution, Dany Mukendi estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais.
À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques.
Il rejette également toute pression extérieure sur cette question.« Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.
Félix Tshisekedi, le choix de la souveraineté et du développement
Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure.
Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain.
Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership.
Un plaidoyer pour une nouvelle étape politique
À travers cette prise de position, Dany Mukendi Wa Dinanga défend une vision articulée autour de 3 axes : la défense de la souveraineté nationale, l’ouverture d’un débat constitutionnel porté par le peuple et la poursuite du leadership de Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques.
Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays.
Face aux accusations de tribalisme, un plaidoyer pour l’unité nationale
Interrogé sur les critiques accusant le pouvoir d’alimenter le tribalisme, Dany Mukendi rejette catégoriquement en bloc ces allégations. Il considère que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique que d’une réalité institutionnelle. À ses yeux, les institutions congolaises demeurent ouvertes à toutes les composantes du pays et les débats politiques ne devraient pas être transformés en oppositions ethniques ou communautaires.
L’acteur de la mouvance présidentielle rappelle ainsi que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État. » Il faut préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques. D’ores et déjà, nous vivons tous paisiblement en RDC sous l’autorité du Chef de l’État et dans le respect des autorités établies « , a conclu cet acteur politique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
