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Ce vendredi 26 octobre: la marche partira de l’Echangeur de Limete au boulevard Triomphal
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, a pris acte de la marche de l’opposition prévue ce vendredi 26 octobre 2018. Selon une correspondance de l’hôtel de ville de Kinshasa signée ce jeudi 25 octobre, il a confirmé avoir pris acte de la tenue de cette marche pacifique du collectif des partis politiques de l’opposition.
Toutefois, il a donné un nouvel itinéraire à cette manifestation politique. Pour lui, ladite marche partira de l’Echangeur de Limete jusqu’à l’espace compris entre le boulevard Triomphal et l’avenue de l’Enseignement dans la commune de Kasa Vubu.
La manifestation débutera à 09h00 et prendra fin à 15h00, précise la missive.
Pour cela, il a demandé au commissaire provincial de la police de Kinshasa et les bourgmestres de Limete, Kalamu et Kasa-Vubu de prendre des dispositions nécessaires pour assurer le maintien de l’ordre.
Une marche avec une opposition divisée
Dans leur correspondance adressée à l’Hôtel de ville le 18 octobre, rappelons-le, les opposants ont sollicité la tenue de cette manifestation pour réclamer le retrait de la machine à voter et le nettoyage des 16% d’enrôlés sans empreinte digitale.
Mais cette fois-ci, l’UDPS, principal parti de l’opposition, n’est pas partant.
Son SGA chargé de la communication, Augustin Kabuya, a déclaré l’inutilité de cette marche qui, selon lui, ne rencontre pas les préoccupations du peuple. » L’UDPS ne voit pas l’importance d’envoyer le peuple dans la rue à 2 mois du scrutin », a-t-il soutenu.
Une décision qui a créé un schisme au sein de l’opposition. Mais certains, comme Moïse Katumbi, continuent à croire à une opposition unie et qui, malgré les petites divergences, partage les mêmes ambitions.
TMB/ CONGOPROFOND. NET
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
