Société
CdC-RN et Notre Terre Sans Pétrole dénoncent l’absence de garanties environnementales face aux projets pétroliers
À l’issue d’un point de presse tenu à Kinshasa le 25 mars 2026 à Silikini village , le Cadre de Concertation sur les Ressources Naturelles (CdC/RN) et la coalition Notre Terre Sans Pétrole ont dénoncé l’absence de garanties environnementales et de mécanismes de concertation formelle dans le cadre de projets pétroliers transfrontaliers menés par l’Ouganda.
S’appuyant sur une enquête réalisée auprès de 1 141 personnes riveraines du lac Albert et de la rivière Semliki , les organisations indiquent que 60% des répondants expriment de vives inquiétudes. Elles portent notamment sur la pollution , la destruction des écosystèmes et la crainte d’un effondrement des moyens de subsistance , dans une zone où la vie des communautés dépend étroitement des ressources naturelles, en particulier la pêche.
Le CdC/RN rappelle que plus de 50 000 pêcheurs dépendent directement des ressources halieutiques du lac Albert. Les organisateurs soulignent également la dimension écologique plus large de cette zone, avec une interconnexion environnementale évoquée autour des grands bassins et des aires sensibles, ce qui rend les impacts potentiels susceptibles de dépasser le seul périmètre local.

Face à ces constats, le CdC/RN affirme que les projets d’exploitation des hydrocarbures menés par l’Ouganda — notamment Tilenga , Kingfisher et l’ EACOP se développeraient à proximité du territoire congolais sans consultation transfrontalière formelle et sans évaluation environnementale conjointe effectuée à ce jour, exposant ainsi la RDC à des risques sanitaires et économiques.
Les deux organisations annoncent enfin plusieurs demandes adressées aux autorités, dont un état des lieux environnemental et halieutique , l’exigence d’une évaluation environnementale stratégique transfrontalière avec l’Ouganda, l’ inclusion effective des communautés locales , ainsi que la mise en place d’une surveillance environnementale indépendante et de mécanismes d’indemnisation pour les populations affectées. Elles indiquent aussi qu’une action en justice serait en cours devant la Cour de Justice de l’Afrique de l’Est (EACJ).
Désiré Rex Owamba
Actualité
Lubumbashi : 5 présumés criminels interpellés, dont 2 femmes
La Police nationale congolaise (PNC) du Haut-Katanga a présenté, lundi 8 juin, 5 présumés criminels, dont 2 femmes, arrêtés par le Groupe de recherche et d’investigation criminelle (GRIC) à Lubumbashi.
Les suspects ont été présentés au commissaire provincial adjoint chargé de la police administrative, le colonel Bale Agwaki John, à l’occasion de la parade hebdomadaire de la police.
Selon le commandant du GRIC, le colonel Simplice Tshikala, ces personnes seraient impliquées dans un réseau de détention et de vente illégale d’armes et de munitions.
« Depuis un moment, nous avons appris qu’il y a des bandes organisées qui se ravitaillent à travers nos camps militaires en armes et en munitions. Nous avons déployé nos sources et nous avons arrêté Etomale Mbat, un voleur à main armée extrêmement dangereux. Sur lui, nous avons trouvé 1 300 munitions, un revolver ainsi que deux chargeurs garnis », a déclaré le colonel Tshikala.
La police affirme également avoir arrêté deux autres suspects qui tentaient de vendre des armes à feu. Après leur interpellation, ces derniers auraient conduit les enquêteurs dans une maison où étaient dissimulées d’importantes quantités de munitions.
Au total, plus de 2 850 munitions de calibre 7,62 mm, plusieurs chargeurs garnis destinés aux fusils AK-47 ainsi qu’un revolver de calibre 9 mm ont été saisis.
Par ailleurs, deux policiers accusés d’avoir extorqué 1 820 dollars américains à des habitants du quartier Bel-Air 2, dans la commune de Kampemba, ont également été présentés à l’autorité policière provinciale.
« Ce sont des personnes capables de déstabiliser la paix et la tranquillité publiques », a insisté le commandant du GRIC, précisant que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier l’origine de ces effets militaires et les réseaux impliqués.
Le colonel Bale Agwaki John a, de son côté, salué le professionnalisme des éléments du GRIC dans la lutte contre la criminalité et appelé les unités de police à renforcer les opérations de sécurisation de la population et de ses biens.
Les suspects civils ainsi que les 2 policiers ont été transférés devant les juridictions compétentes pour la suite de la procédure.
Patient M.MBY/CONGOPROFOND.NET
