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CCE :le Gouvernement poursuit l’objectif d’atteindre 3 milliards USD de réserves de change

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Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a présidé, ce mercredi 14 juillet 2021 à la Primature, la 11ème réunion du Comité de Conjoncture Economique (CCE), rapporte la cellule de communication de la primature.

Les Ministres sectoriels, à savoir le Ministre d’Etat au Plan, Christian Mwando, le Ministre du Budget, Aimé Boji, le Ministre de l’Economie, Jean-Marie Kalumba, la Ministre de l’Emploi, Claudine Ndusi, le Ministre du Commerce extérieur, Jean Lucien Bussa, la ministre des Mines, Antoinette N’Samba Kalambayi, et la vice-ministre des Finances, O’Neige N’Sele Mimpa ont pris part à cette réunion du CCE.

Il ressort de cette réunion que le Gouvernement poursuit l’objectif d’atteindre 3 milliards USD de réserves de change afin d’avoir un matelas financier conséquent avec une capacité de trois mois d’importation des biens et services sur ressources propres.

Dans ce compte rendu de la réunion fait par le Ministre d’Etat au Plan, Christian Mwando, le CCE a traité également plusieurs autres points en rapport avec l’évolution économique de la RDC :

« Nous avons tenu notre 11ème réunion autour du Premier Ministre. Nous avons constaté que le taux de change est resté stable autour de 1.988 francs congolais pour un dollar à l’officiel et 2.022 francs congolais pour un dollar au parallèle. Nous avons aussi une augmentation des réserves de change de plus ou moins 6,25%, passant à 5,25 semaines d’importation des biens et services sur ressources propres. Notre objectif poursuivi est d’atteindre les trois milliards USD de réserves de change afin d’avoir au moins trois mois des réserves. Nous avons également parlé des produits de première nécessité, sujet exposé par le Ministre de l’Economie. Il a fait état de la rencontre qu’il a eue avec les directeurs des entreprises publiques. Cela a confirmé que la baisse des prix des surgelés doit être effective incessamment. D’ailleurs, la baisse des prix a déjà commencé. Madame la Ministre de l’Emploi a exposé sur la formalisation du secteur informel. Elle a donné une feuille de route pour exécuter ce travail. Le Premier Ministre a demandé que ce travail puisse être approfondi avec le Ministre de l’Economie et les autres Ministres sectoriels. Elle nous a aussi fait part du risque de grève au niveau des transporteurs routiers. Le Premier Ministre a accordé l’autorisation pour qu’elle puisse organiser une tripartite avec les employeurs et les conducteurs de manière à éviter toute grève dans ce secteur. Nous nous sommes aussi appesantis sur le coût des produits pétroliers particulièrement dans le secteur sud. Le ministre de l’Economie a été chargé de poursuivre les négociations. Nous avons pris l’option d’examiner en profondeur la question de manque à gagner. Le gouvernement va aller progressivement vers la vérité des prix ».

Tout aussi, le Comité de Conjoncture économique a-t-il constaté que depuis la semaine dernière le taux de contamination de covid-19 a diminué dans le pays. A cet effet, le Chef du Gouvernement de l’Union Sacrée de la Nation a exhorté les Congolais à continuer à observer les mesures barrières pour stopper la propagation de la maladie.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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