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CCAPAC : le personnel maintient la pression et réclame la suspension de l’installation prévue au Grand Tambour

Le personnel du Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale (CCAPAC – Grand Tambour) a réitéré, ce vendredi 14 août 2026 à Kinshasa, son opposition à l’installation de nouveaux directeurs et agents désignés par arrêtés ministériels. Lors d’un point de presse modéré par Euphrasie Kayembe et animé par Rémy Césaire Tshalama, les agents ont dénoncé une procédure qu’ils jugent précipitée et insuffisamment concertée. Ils ont notamment rappelé que la cérémonie d’installation avait été annoncée pour ce même vendredi, après une correspondance du Secrétariat général à la Culture, Arts et Patrimoine adressée à la Direction générale du Centre.

Au cours de cette rencontre avec les médias, le personnel a également évoqué ce qu’il qualifie de blocage administratif et financier persistant depuis près de 18 mois. Les agents affirment notamment attendre la publication au Journal officiel du décret révisé portant organisation du CCAPAC ainsi que de l’ordonnance relative à la nomination de la Direction générale et du Conseil d’administration. Ils ont également dénoncé le retard dans le processus de mécanisation, alors que, selon eux, les agents qui assurent quotidiennement le fonctionnement du Centre ne bénéficient toujours pas d’une prise en charge salariale de l’État depuis janvier 2025.

Les intervenants ont par ailleurs soulevé des préoccupations concernant les listes de paie et les situations administratives des agents. Ils demandent une vérification individuelle et contradictoire des matricules, actes d’affectation, prises de service et situations salariales avant toute inscription, suspension ou modification des listes de paie. Pour le personnel, cette vérification doit permettre de distinguer les agents effectivement en service au CCAPAC des personnes dont l’exercice effectif au sein du Centre n’aurait pas été établi.

Face à cette situation, les agents du CCAPAC demandent une concertation urgente entre la tutelle, le Secrétariat général, le ministère du Budget et, si nécessaire, les services compétents de la Fonction publique. Ils réclament également la publication des textes attendus, le déblocage du processus de mécanisation et la clarification des responsabilités administratives au sein du Centre. Le personnel affirme enfin vouloir préserver le fonctionnement du Grand Tambour, tout en indiquant que les activités du Centre reposent actuellement notamment sur les recettes générées par la location de ses espaces.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net