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Catch : Le doyen Samuzulu Makiona Bavikila « Oncle Sam » s’éteint à 80 ans
Le monde du catch congolais vient de perdre l’un de ses plus illustres pionniers. Le Profa Dianzenza Rifino Wazola Mpanzu, figure du sport congolais, a annoncé le décès du doyen Samuzulu Makiona Bavikila, connu affectueusement sous le nom d’Oncle Sam, président de l’Association des Anciens Pratiquants et Entraîneurs de Catch en RDC (A.A.P.E.C).
Il s’est éteint à l’âge de 80 ans, ce vendredi 17 octobre aux environs de 15 heures, à son domicile du quartier Ngufu, dans la commune de Matete, à Kinshasa.
Une légende du ring

Catcheur, entraîneur, formateur et leader respecté, Oncle Sam fut l’un des visages marquants de l’âge d’or du catch congolais, à l’époque où ce sport, hérité du modèle américain, faisait vibrer les foules dans les stades de Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani.
Dans les années 1970 et 1980, ces combats spectaculaires attiraient des milliers de spectateurs, fascinés par la mise en scène, la force et la bravoure des catcheurs.
Samuzulu Makiona Bavikila, avec sa carrure imposante et son sens du spectacle, incarnait la discipline, la loyauté et la passion d’un sport qui fut, un temps, un véritable phénomène culturel au Congo.
Un notable au service de sa communauté

Hors du ring, Oncle Sam s’était également distingué comme le notable le plus breveté de la commune de Matete, chevalier de l’Ordre national du Léopard, ancien commerçant et promoteur de l’école Makiona, qu’il avait fondée pour offrir à la jeunesse une éducation de qualité.
Sa vie fut un modèle d’engagement communautaire et de patriotisme silencieux. Pour beaucoup, il représentait la rigueur, la sagesse et la mémoire vivante d’une époque où le sport formait des citoyens autant qu’il divertissait.
L’ombre des pionniers du catch congolais
Avec sa disparition, une nouvelle page se tourne dans l’histoire du catch congolais.
Les pionniers de cette discipline, naguère adulés, s’éteignent les uns après les autres, emportant avec eux les souvenirs d’une ère glorieuse où les noms de Makiona Bavikila, Edingwe « Moto na Ngege », Kele Kele, Mwana Buta, Bula Matadi ou Le Tigre Rouge résonnaient comme ceux de véritables héros populaires.
Aujourd’hui, alors que le catch lutte pour retrouver sa place dans le paysage sportif national, la perte d’un homme comme Oncle Sam rappelle combien cette génération de bâtisseurs fut essentielle.
« Le doyen Samuzulu, c’était plus qu’un sportif : c’était un modèle, un patriarche, un pédagogue », a déclaré le profa Dianzenza Rifino Wazola Mpanzu, ému.

« Il a consacré sa vie à former, à encadrer et à transmettre. Avec lui, c’est toute une bibliothèque du sport qui disparaît. »
Dernier hommage à Matete
Le deuil est organisé à sa résidence du quartier Ngufu, près du terminus Ngufu – agence Sonal à Matete. Famille, amis, anciens catcheurs et membres de l’A.A.P.E.C. s’y rassemblent pour lui rendre un dernier hommage empreint de respect et de gratitude.
La rédaction de CongoProfond.net, à l’unisson avec toute la communauté sportive congolaise, présente ses condoléances les plus attristées à la famille biologique et sportive du doyen Samuzulu Makiona Bavikila, dit Oncle Sam, un homme qui aura, toute sa vie, combattu pour que le sport reste un vecteur de dignité et de fierté nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
