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Carton plein pour Katumbi à Kisangani !

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La place de la Poste, dans la commune Makiso, a reçu ce lundi 20 décembre le patron de « Ensemble pour la République », Moïse Katumbi Chapwe.

Des boyomais venus des 6 coins de Kisangani et d’autres des territoires ont attendu impatiemment l’arrivée de l’ex gouverneur du Katanga. Drapeaux et banderoles portant des messages de soutien à l’hôte du jour ont été arboré partout.

Des portraits géants frappés à son effigie ont été dressés sur le podium, alors que la mobilisation a été totale.

Quant à la police, elle a remarquablement encadré cet événement ainsi que des éléments de la Croix-Rouge.

Les groupes de danse folkloriques, des comédiens et les musiciens locaux ont, pour leur part, agrémenté l’assistance.

« J’avais déjà promis que j’allais venir à Kisangani pour l’implantation de notre grand parti. Je suis chez moi, j’avais choisi Kisangani, parce que cette ville a beaucoup souffert…Kisangani, c’est ma ville, je suis chez nous ! Kisangani a une très grande histoire à partir même de Patrice Emery Lumumba. Donc il représente tout le peuple congolais. Je viens d’arriver vous allez vivre ce que je vais dire à Kisangani », a dit d’entrée de jeu Moïse Katumbi à la population venue nombreuse l’entendre.

 » En drainant toute une marée humaine à Kisangani, Moïse Katumbi vient de tordre le cou à ses détracteurs qui confinent son leadership dans les limites du Katanga… », a fait observer un analyste dans la capitale, Kinshasa.

Notons qu’au cours de son meeting le chairman du TP Mazembe a présenté un de ses anciens joueurs, le vice-champion du monde des clubs, Jean Kasusula Kidisho, qui rentre à la maison pour assurer le projet de relance du football boyomais. Projet qui bénéficiera du précieux soutien personnel de Moïse Katumbi.

Ledimus/congoprofond.net

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Kananga : à la rivière Nganza, le lavage des motos devient une école d’entrepreneuriat pour les jeunes

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À la rivière Nganza, située à Kananga, une scène devenue familière se répète chaque jour. Des dizaines de jeunes, âgés de 14 à 35 ans, s’activent sans relâche autour des motos et des véhicules qu’ils nettoient du matin au soir, du lundi au dimanche.

Dans un contexte marqué par le manque d’emplois formels, cette activité de lavage d’engins motorisés s’impose comme une véritable bouée de sauvetage économique. Elle permet à ces jeunes non seulement de subvenir à leurs besoins quotidiens, mais aussi d’envisager un avenir plus stable.

La débrouillardise comme moteur de survie

Munis de seaux, de chiffons et d’une détermination sans faille, ces jeunes ont transformé les abords de la rivière en un espace de travail dynamique. Ici, pas de contrat ni de sécurité sociale, mais une volonté commune de s’en sortir par leurs propres moyens.

Les revenus journaliers oscillent entre 10 000 et 15 000 francs congolais, avec des variations selon l’affluence et la « chance du jour ». Une somme modeste, mais souvent suffisante pour couvrir les besoins essentiels.

Portrait : Junior XL, symbole d’une réussite progressive

Parmi ces jeunes figure Junior XL, un prénom devenu presque une marque sur les lieux. Marié et père de deux enfants, il exerce cette activité depuis 2019. Ce travail, qu’il qualifie lui-même de « débrouillardise », lui a permis de construire son foyer et d’assumer ses responsabilités familiales.

« Grâce à ce travail, j’ai pu me marier et organiser ma vie », confie-t-il avec fierté.

La solidarité financière à travers les ristournes

Au-delà du travail individuel, une organisation collective renforce leur résilience économique. Junior XL participe à une ristourne, un système d’épargne communautaire, avec une contribution journalière de 5 000 francs congolais.

Cette pratique, très répandue dans les milieux informels, permet aux membres de disposer, à tour de rôle, d’un capital plus important pour investir ou faire face à des imprévus.

Diversification des revenus : un pas vers l’entrepreneuriat

Grâce aux fonds issus de cette ristourne, Junior XL a franchi une étape supplémentaire en ouvrant un petit restaurant pour son épouse, toujours à proximité de la rivière.

Avec un sens aigu du commerce, il oriente régulièrement ses clients vers ce point de restauration. Une stratégie simple mais efficace : après le lavage de leurs motos, certains deviennent aussi consommateurs, contribuant ainsi à faire prospérer l’activité familiale.

Des ambitions au-delà du lavage

Malgré les difficultés, Junior XL ne manque pas d’ambition. Son objectif à moyen terme est d’acquérir une moto neuve afin de se lancer dans le transport en commun et diversifier ses sources de revenus.

Comme lui, de nombreux jeunes de la rivière Nganza nourrissent l’espoir de transformer cette activité de survie en un véritable tremplin vers l’entrepreneuriat.

Un secteur à encadrer pour maximiser son impact

Si cette activité constitue une réponse concrète au chômage des jeunes, elle reste informelle et peu structurée. L’absence d’encadrement, d’infrastructures adéquates et de mesures d’hygiène pose plusieurs défis.

Un accompagnement des autorités locales ou d’organisations de développement pourrait améliorer les conditions de travail, accroître les revenus et transformer ces initiatives en véritables micro-entreprises.

À Kananga, le lavage des motos à la rivière Nganza dépasse le simple cadre d’un petit métier. Il incarne la résilience, l’ingéniosité et l’esprit entrepreneurial d’une jeunesse déterminée à se frayer un chemin vers un avenir meilleur, malgré les contraintes économiques.

Mike Tyson Mukendi

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