Connect with us

À la Une

Carnet noir : David M’Bwankiem, ancien vice-ministre des Affaires étrangères, est décédé

La disparition de David M’Bwankiem, ancien vice-ministre des Affaires étrangères, suscite une vive émotion au sein de sa famille, de ses proches et de la classe politique congolaise.

Héritier d’une histoire politique profondément liée à la lutte pour la démocratie en RDC, David M’Bwankiem était le fils de Vincent-Robert M’Bwankiem Niaroliem, l’un des compagnons de lutte d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba, figure emblématique de l’opposition congolaise et père historique de l’UDPS.

Dans la lignée des pionniers de la démocratie

Vincent-Robert M’Bwankiem Niaroliem avait notamment participé, aux côtés d’Étienne Tshisekedi et d’autres personnalités, à l’une des premières initiatives politiques contestant ouvertement le système du parti unique. Il figurait parmi les 11 parlementaires qui, au début des années 1980, avaient signé la célèbre lettre ouverte dénonçant la dérive autoritaire du régime et réclamant l’instauration du pluralisme politique.

Cette démarche, engagée dans un contexte où la contestation politique était particulièrement risquée, allait constituer l’un des actes fondateurs de la lutte pour la démocratisation du Zaïre, devenu par la suite République démocratique du Congo. Elle conduira également à la création de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

C’est dans cet environnement politique et historique que s’est forgé le parcours de David M’Bwankiem, qui a, à son tour, servi l’État congolais au plus haut niveau, notamment comme vice-ministre des Affaires étrangères.

Une disparition qui ravive la mémoire d’un combat

Au-delà de sa fonction gouvernementale, la disparition de David M’Bwankiem renvoie ainsi à une page importante de l’histoire politique contemporaine de la RDC : celle des hommes et des femmes qui, au début des années 1980, avaient pris le risque de réclamer publiquement davantage de liberté politique et l’avènement du pluralisme.

Son décès intervient donc comme une nouvelle occasion de rappeler la contribution de cette génération de pionniers, dont le combat a profondément marqué l’évolution politique du pays.

En cette douloureuse circonstance, les hommages affluent à l’endroit du disparu. Sincères condoléances à sa famille biologique, à ses proches, ainsi qu’à tous ceux qui l’ont connu et côtoyé. Que sa mémoire demeure associée au parcours d’une famille engagée dans l’histoire politique de la République démocratique du Congo.

Paix à son âme.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET