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Carburant : Les Congolais invités à adapter leurs habitudes d’approvisionnement au contexte de la crise

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Le ministre de la Communication et des Médias était face à la presse, avec ses collègues des Hydrocarbures et des Finances, ce mercredi 06 avril 2022,. Au menu : Les contours de l’approvisionnement en carburant ; la moyenne de stock que le pays possède actuellement et les stratégies pour faire face à cette crise qui est exogène, une des conséquences de la guerre Russo- Ukrainienne.

Premier à s’exprimer, le ministre des Hydrocarbures, Didier BUDIMBU, a insisté sur le fait que les prix restent inchangés dans les stations services et qu’il n’y a pas pénurie.

« Je puis vous garantir qu’il n’y a rupture de stock, mais on avait tout simplement un problème logistique. La SEP qui prend en consignation les produits de tous les commerciaux a eu quelques difficultés et ses véhicules ne sont pas sortis pour approvisionner les stations comme d’habitude. Du coup, une folle rumeur a circulé sur la pénurie alors qu’il n’en était rien », a expliqué le patron des Hydrocarbures.

Par conséquent, suite à cette rumeur, les gens se sont afflués devant les stations pour s’en approvionner au-delà de quantités habituelles.

Face à cette crise en Russie dont l’issue est encore sombre, Didier Budimbu invite la population à changer ses habitudes.
« Nous sommes appelés à changer nos habitudes par rapport à l’achat à la pompe. Depuis un bon moment le litre coûte 2095 FC à la pompe alors qu’il devait couter 3485 Fc. L’écart est donc pratiquement de 66%. L’état paye donc 1400 Fc à chaque litre acheté. Donc chaque mois, sur 66 millions de mètres cubes achetés, l’état dépense près de 42 millions de dollars », a expliqué le ministre des Hydrocarbures.

Quant au stock actuel, il a une durée de trois mois, mais entre-temps, le ministre rassure du ravitaillement régulier au fur et à mesure.

Pour sa part, le ministre des Finances, Nicolas KAZADI, est revenu sur les stratégies mises en place par le gouvernement et qui attendent la validation au Conseil des ministres de ce vendredi 8 avril 2022.

D’après lui, auparavant le secteur pétrolier apportait plus dans le trésor public.
« Mais à partir de 2014 jusqu’à 2019, on a dû sacrifier les fiscalités pour que les Congolais ne subisent pas ce plein fouet les conséquences de cette crise. Au courant du premier semestre de l’année 2021, nous avons payé pour les 9 mois qui restaient 125 millions USD de manque à gagner càd la différence entre le prix normal qu’aurait dû avoir le litre à la pompe et le prix réel qu’on applique poir éviter aux Congolais une hausse de prix. Et pour les trois mois restants, les pétroliers nous ont réclamé près de 122 millions USD. Nous avons réduit ce montant et avons commencé à payer », a indiqué Nicolas Kazadi.

Mais tant que les prix à l’international continuent d’augmenter, la dette s’accroît et les pétroliers refusent de continuer à faire crédit à l’État Congolais.

*Pistes de solutions face à cette crise*

D’après Nicolas Kazadi, premièrement, avec son collègue des Hydrocarbures et les pétroliers, ils sont entrain de réfléchit sur comment maintenir un niveau supportable à la station. C’est-à-dire continuer à subventionner, mais de manière supportable.

Deuxièmement, dans d’autres secteurs comme celui des Mines qui est un gros consommateur de produits pétroliers, il n’ya pas de raison de continuer à faire de subvention.

Troisièmement, probabilité de réajuster le prix à la pompe. Pour cela, un’travail se fait au ministère de l’Économie, Hydrocarbures et Finances pour apporter des données précises au conseil des ministres de ce vendredi.

Enfin, le ministre de la Communication et des médias, Patrick Muyaya, a rappelé l’ampleur de la crise Ukrainienne qui impacte sur la situation actuelle du carburant en RDC.

« La situation que nous avons observée ces derniers jours en République démocratique du Congo en est une des conséquences et ce n’est que le début parce qu’on n’a pas encore fini d’imaginer l’ampleur de cette crise qui paralyse aujourd’hui au niveau mondial parce que vous savez que la Russie est un pays parmi les premiers producteurs du pétrole. Aujourd’hui, aucun pays européen, occidental ne peut commercer, ne peut utiliser l’euro ou le dollar. Cela veut dire que nous aussi nous avons des problèmes en terme d’accès dans ces ressources », a conclu le porte-parole du gouvernement.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils

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À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.

Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.

Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international

Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.

Exaucé Kaya

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