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Caravane panafricaine pour la paix en RDC : Une traversée annoncée pour « briser le silence , unir l’Afrique , protéger le Congo » dès le 24 mars à Banana
Cette initiative citoyenne d’envergure continentale voit le jour. Réunis lors du point de presse le lundi matin du 16 février au siège du Bureau de la société civile, dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa, plusieurs mouvements de jeunes de la société civile, ont officiellement annoncé le lancement de la Caravane panafricaine pour la paix en République démocratique du Congo.
Placée sous le thème : « Briser le silence, unir l’Afrique, protéger le Congo », cette expédition itinérante débutera le 24 mars prochain à Banana, dans la province du Kongo Central et ira jusqu’au 26 mai 2026, 64jours de Banana à Kalemie pour dire NON à la guerre, NON au silence, OUI à un Congo uni et indivisible.

Une réponse citoyenne face à l’escalade des violences
Dans leur déclaration, les initiateurs ont exprimé leur inquiétude face à la persistance des conflits armés et à l’indifférence croissante de la communauté internationale : « Face à l’escalade de la violence et à l’indifférence qui menace de normaliser l’horreur en RDC, les citoyens du Congo, d’Afrique et du monde réagissent ensemble. »
Cette caravane se veut ainsi un sursaut collectif, visant à remettre la question de la paix en RDC au centre des préoccupations africaines et internationales.
Une initiative née de la résilience à Goma
À l’origine du projet, quatre jeunes activistes de Goma : John Anipenda, Happyness Binja, Bénédiction Murhabazi et Micheline Mwendike. Marqués par les violences liées notamment au conflit du M23, ils ont transformé leur expérience en engagement citoyen.
D’abord simple espace d’échanges, leur initiative s’est progressivement structurée pour devenir un mouvement à vocation panafricaine : « Ce qui n’était au départ qu’une tragédie congolaise est devenu une cause universelle portée par tous ceux qui aspirent à la paix. »
« Le silence tue autant que les balles »

Au cœur de leur message : dénoncer l’indifférence et appeler à une prise de conscience collective.
« Nous refusons que le massacre des populations civiles devienne un bruit de fond médiatique. Le silence tue autant que les balles. »
Pour les organisateurs, briser ce silence constitue la première étape vers la justice et la paix durable.
Un plaidoyer contre les intérêts extérieurs et la balkanisation
Les initiateurs de la caravane dénoncent également les logiques de prédation et les ingérences étrangères : « Nous dénonçons les agendas de prédation qui utilisent le sol congolais comme champ de bataille. »
Ils réaffirment avec force l’unité du pays :
« L’intégrité territoriale de la RDC est sacrée. Toute tentative de balkanisation se heurtera à l’unité des peuples africains. »
Une mobilisation à l’échelle africaine et internationale
La caravane se veut un mouvement fédérateur, reliant plusieurs villes du continent et au-delà : « De Goma à Dakar, de Kinshasa à Nairobi, de Rome à Lusaka ou Bruxelles, le message est clair : le Congo n’est pas seul. »
Selon les organisateurs, la paix en RDC est une condition essentielle pour la dignité humaine à l’échelle mondiale.
Un appel à la mobilisation mondiale

Les porteurs de l’initiative invitent citoyens, organisations et leaders d’opinion à rejoindre la dynamique : « Nous appelons les citoyens du monde à soutenir cette caravane. La paix ne se construit pas sans une mobilisation collective. »
Ils insistent sur le caractère inclusif et non partisan de cette démarche, ouverte à toutes les communautés, sans distinction d’origine ou de nationalité.
Une vision globale de la paix en RDC
Interrogés sur l’étendue de leur engagement, les initiateurs ont été clairs : leur combat dépasse les frontières régionales.
« Nous voulons la paix partout : à l’Est comme à l’Ouest, au Nord comme au Sud. »
Ils évoquent notamment les violences persistantes dans l’Est du pays, mais aussi les tensions dans d’autres régions, y compris les phénomènes de milices locales et de criminalité urbaine.
Un rendez-vous citoyen à Banana
Le lancement officiel de la caravane est prévu le 24 mars 2026 à Banana, marquant le point de départ d’une mobilisation qui ambitionne de traverser les frontières et les consciences.
En somme, cette Caravane panafricaine pour la paix en RDC s’annonce comme un mouvement citoyen majeur, porteur d’un message fort : celui d’un continent uni face à la guerre, et résolument engagé pour la paix.
Barca Horly Fibilulu Mpia
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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF
Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.
Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC
L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.
Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.
Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.
Zoom sur Marianne Mujing Yav
Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.
Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.
Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.
Un symbole fort pour les femmes des médias
L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.
Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.
En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.
Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.
Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
