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CAN Côte-d’Ivoire 2023: La RDC fait l’essentiel face à la Tanzanie et rejoint les huitièmes de finale

Que ce fut laborieux pour les Léopards ! La République démocratique du Congo s’est qualifiée pour les huitièmes de finale de la CAN 2024 au terme d’un match laborieux contre la Tanzanie (0-0), le 24 janvier à Korhogo.
Loin d’être convaincante dans cette phase de groupes avec deux matches nuls au compteur, la République démocratique du Congo avait encore son destin en main avant d’affronter la Tanzanie au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo. Face au dernier du groupe F, les Congolais pouvaient décrocher leur première victoire de la compétition et rejoindre les huitièmes de finale avec le plein de confiance. Mais les Léopards n’ont jamais réussi à faire la différence contre des Tanzaniens qui se sont démenés pour sauver leur peau.
Les joueurs de Sébastien Desabre se sont pourtant projetés dès l’entame vers le but tanzanien, mais ils ont trop souvent manqué de tranchant pour ouvrir le score. Ils ont également subi plus que prévu les tentatives tanzaniennes, à l’image de ce tir de Samatta en pivot dans la surface (15e), qui a rappelé aux Congolais qu’il ne fallait pas les enterrer trop vite.
C’est Yoane Wissa qui a sonné la révolte le premier, en s’infiltrant dans la surface adverse avant de décocher un tir un peu trop timide pour inquiéter Manula (22e). Quelques minutes plus tard, Wissa s’est encore illustré avec une longue passe vers Mayele, qui a filé entre les défenseurs tanzaniens avant de perdre son duel face au gardien (29e). Mais c’est à peu près tout pour cette formation congolaise, qui a souvent couru après le ballon sans jamais réussir à imposer son rythme dans la rencontre.
Après 60 minutes de jeu, les Tanzaniens faisaient toujours jeu égal avec une équipe congolaise peu inspirée et trop imprécise techniquement pour emballer le match. Les Léopards s’en sont encore remis à Yoane Wissa pour apporter le danger devant le but adverse. Il a d’abord presque réussi à ouvrir le score en lobant Manula, sorti vite sur lui dans la surface, mais le portier tanzanien a pu détourner sa tentative du bout des doigts (78e). Le milieu de terrain a ensuite manqué de précision avec un tir puissant qui a frôlé la transversale (85e).
Mais la Tanzanie a tenu jusqu’au bout, forçant son adversaire à repartir avec un troisième match nul en trois rencontres dans cette CAN 2024. Le contrat est donc rempli sans la manière pour les Léopards, qui accèdent au tableau final de la compétition mais devront en montrer beaucoup plus pour éviter une élimination précoce.
RFI
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
