À la Une
CAN 2019 : resté à quai, Imbula s’en sort avec des larmes
Pas de CAN pour Imbula, le sociétaire de Real Vallecano en Espagne. L’ancien internationale espoir français avait, enfin, accepté de porter les couleurs de la RDC, mais son dossier administratif n’a pas été bouclé au niveau de la FIFA. Giannelli Imbula n’a pas été sélectionné par Florent Ibenge sur la liste de 23 joueurs qui iront à la CAN, le joueur a fait part de son indignation qui ne dépend nullement de son coach ou de lui-même.
« C’est avec un mélange de tristesse et de colère que je vous écris ces quelques lignes. Cela fait maintenant plus d’un mois que j’ai accepté de revêtir le maillot Léopard. Cela fait plusieurs semaines que je me prépare physiquement et mentalement à être dans les meilleures conditions, afin d’aborder de la meilleure des manières la CAN 2019.
Aujourd’hui (le 10 juin 2019 ndlr…) , on m’a signifié en début d’après-midi, que mon dossier n’était toujours pas régularisé et que je ne pouvais donc pas participer avec la RD Congo à la CAN », s’est indigné Giannelli dans une lettre mise en ligne sur les réseaux sociaux.

Imbula reste triste, mais promet d’être toujours léopard et pourquoi pas participer à la prochaine CAN qui sera organiser à 2021, au Cameroun.
« À cet instant, je suis très triste de ne pas pouvoir participer avec mes coéquipiers à cette compétition et très en colère d’avoir cru cela possible. Je souhaite bonne chance et je serai de tout cœur avec mes coéquipiers pendant la prochaine CAN. Merci à tous ceux qui ont apporté leur soutien par message et sur les réseaux », a-t-il écrit.
Le selectionneur congolais, Jean Florent Ibenge, qui voulait à tout pris composer sa liste des 23 avec Imbula, devra toutefois se passer de services de jeune très talentueux.
Pour rappel, les léopards préparent leur CAN en Espagne, précisément à Marbella, où ils ont déjà livré un match amical face au Burkina Faso, le dimanche dernier, soldé sur le score de parité (0 – 0). Mais un dernier match est prévu pour ce samedi 15 juin face au Kenya, avant de rejoindre l’Égypte pour participer à cette messe africaine où ils seront logés dans le groupe A avec le pays hôte, le Zimbabwe ainsi que l’Ouganda.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
