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CAN 2019/RDC-Madagascar : statistiques favorables pour les Léopards

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Les Léopards de la République démocratique du Congo affrontent le dimanche 07 juillet prochain en 8e de finale de la Coupe d’Afrique des nations Égypte 2019, les Barea de Madagascar. CONGOPROFOND.NET s’est penché sur la concurrence des chiffres en confrontation directe entre les deux nations.

Une équipe malgache que beaucoup des sportifs voyaient à être éliminée en phase des groupes à cause de sa première participation à cette prestigieuse compétition continentale, contre toute attente, les Barea ont fait taire tout le monde en se qualifiant aux 8es de finale après avoir terminé premiers de leur groupe devant le Nigeria. Mais si on les compare à la RDC sur les confrontations directes en dehors de cette 32e édition de la CAN, les Léopards partent favoris avec 4 victoires sur le 4 confrontations.

La fessée de 6-1 à Antananarivo

Le deux nations se sont croisées déjà 4 fois, mais pas dans une phase finale d’une compétition continentale ou mondiale, mais aux éliminatoires.

Aux éliminatoires de la Coupe du Monde 2002 lors de leur première confrontation, les Léopards se sont imposés en aller comme au retour : 3 – 0 au match aller à Antananarivo le 17 juin 2000 et 1 – 0 à Kinshasa le 24 avril 2001.

Sous l’ère Ibenge, en 2015, les Léopards de la RDC ont dominé encore cette équipe malgache en aller comme au retour, mais cette fois-ci, c’était dans le cadre des éliminatoires de la CAN Gabon 2017. À Kinshasa, les Barea ont perdu 2 – 1 ( Firmin Mubele, 57e et Joël Kimwaki 74e) avant d’être laminés par les Bakambu et cie au stade Rabemananjara de Mahajanga le 5 juin 2016 sur la marque de 6-1, grâce notamment aux doublés de Cédric Bakambu (2e et 82e) et Paul José Mpoku (20e et 65e) ainsi que le but de Yannick Bolasie (42e) et Jordan Botaka (90 + 1).

Mais les Léopards, qui se sont miraculeusement qualifiés, devraient veiller à ne pas prendre de haut l’invité surprise, le Madagascar, auteur d’une belle phase des groupes…

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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