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CAN 2019 : l’ambassadrice de la RDC en Égypte à Kinshasa pour les préparatifs
L’ambassadrice de la RDC en Égypte, Nduku Booto, en séjour à Kinshasa a rencontré ce mercredi 29 mai 2019 le ministre des Sports et loisirs ad intérim, Lisanga Bonganga, dans son cabinet de travail. Un échange qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la CAN Égypte 2019.
La représentante de la RDC au pays des Pharaons a affirmé qu’il était important pour elle de rencontrer le ministre surtout avec l’arrivée de ce grand événement du football (CAN Egypte 2019 ndlr) auquel la RDC participe.

L’ambassadrice de la RDC en Égypte, Nduku Booto
« Je tenais à voir le ministre et voir dans quelle mesure, on peut s’organiser pour recevoir la délégation qui va venir en Égypte », a-t-elle lâché.
Le point saillant de cet échange
était surtout de voir dans quelle mesure, ils peuvent s’organiser pour l’accueil et le séjour de la délégation congolaise qui va arriver en Égypte.
Pour rappel, plusieurs structures se préparent déjà pour aller soutenir les Léopards en Égypte en coupe d’Afrique des Nations. Dans le lot, il y a « Allez-y les Léopards », la presse, les animateurs, etc.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
