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Calendrier électoral : Le RDK accuse la CENI de préparer une fraude électorale à grande échelle !
Dans une déclaration faite, ce jeudi 01 décembre, à Kinshasa sur les grandes questions d’actualité, des députés nationaux membres du Rassemblement des Députés Katangais( RDK) alertent l’opinion congolaise sur la préparation, par la CENI, de la fraude électorale en République Démocratique du Congo, selon l’esprit du calendrier électoral.
Pour le RDK, la Centrale électorale préparerait une fraude à grande échelle en augmentant sensiblement les centres d’inscriptions et d’identification des électeurs dans l’espace Grand Kasaï, tout en diminuant ceux de la ville de Kinshasa, Katanga et Grand Kivu, alors que l' »espace Grand Kasaï s’est vidé de sa population ces trois dernières années avec l’exode vers le katanga, le Bandundu, le Kongo central et la ville de Kinshasa ».
Outre ceci, le RDK note également la discrimination et la mise à l’écart de certains Congolais de la France, de la Belgique, du Canada, des États-Unis et de l’Afrique du Sud, au détriment des autres Congolais de la diaspora, en violation de la loi électorale.
S’agissant du calendrier électoral lui-même, le RDK le trouve irréaliste et à même d’amener les Congolais aux élections chaotiques.
De tout ce que précède, le RDK exige à la CENI de procéder à la correction de la cartographie des centres d’inscriptions et d’identification des électeurs avant le début des opérations proprement dites et de tout mettre en œuvre pour que les élections soient réellement démocratiques, transparentes, inclusives et apaisées. La RDK appelle toute la population congolaise, en général, et katangaise, en particulier, à la mobilisation générale et à la vigilance afin de barrer la route à tout celui qui planifierait la fraude électorale ou excluerait certains congolais.
JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
